Le réalisateur iranien Jafar Panahi a été libéré

Le cinéaste Jafar Panahi, lors de son passage au Québec l'année dernière
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Le cinéaste Jafar Panahi, lors de son passage au Québec l'année dernière

Le réalisateur iranien Jafar Panahi a été libéré après avoir passé deux mois en détention, a affirmé aujourd’hui l’agence de presse iranienne ILNA, ainsi que la télévision publique iranienne.

Le réalisateur a été libéré après versement d’une caution de 200 000 dollars, a précisé l’agence de presse ILNA, qui est proche du pouvoir. La télévision a précisé que son dossier serait transmis à un tribunal révolutionnaire pour une action future.

Jafar Panahi, 49 ans, avait entamé une grève de la faim, demandant à être autorisé à voir sa famille, à rencontrer son avocat et à bénéficier de la détention provisoire dans l’attente de son procès.

Jafar Panahi, qui avait affiché son soutien à l’opposition lors des mouvements de contestation post-électoraux en Iran, a été placé en détention au début du mois de mars. Un procureur de la République avait affirmé que sa détention n’était pas politique et que le réalisateur était soupçonné d’avoir commis des crimes non spécifiés.

Lors de la cérémonie d’ouverture du Festival de Cannes, un fauteuil vide avait été laissé sur la scène en raison de l’absence de Jafar Panahi, qui aurait dû faire partie du jury. Plusieurs membres du jury avaient déploré son absence, et dimanche, en recevant le Prix d’interprétation féminine pour son rôle dans Copie conforme, l’actrice français Juliette Binoche tenait un carton sur lequel on pouvait lire le nom du réalisateur, dont plusieurs films ont été interdits en Iran.

Le cinéaste avait remporté des récompenses aux festivals de Cannes, Berlin et Chicago.

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