Iran - La famille et des amis du réalisateur Jafar Panahi ont été libérés

Le cinéaste iranien lors de son passage à Montréal, en août dernier.
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Le cinéaste iranien lors de son passage à Montréal, en août dernier.

Téhéran — Quatorze des dix-sept personnes arrêtées lundi chez le cinéaste iranien Jafar Panahi ont été libérées mercredi soir, a rapporté hier le site de l'opposition Kaleme.com.

L'épouse et la fille de Jafar Panahi figurent parmi les personnes libérées, selon le site. En revanche, M. Panahi et deux autres personnes, Mohammad Rassoulof et Mehdi Pourmoussa, sont toujours détenus.

Citant des déclarations de «responsables du ministère des Renseignements», deux sites Internet iraniens avaient indiqué mardi que le cinéaste avait été arrêté par les forces de sécurité à Téhéran parce qu'il préparait un film sur les manifestations postélectorales en Iran, une initiative jugée «hostile au régime». Selon le site conservateur Tabnak, Jafar Panahi prévoyait de «diffuser ce film à l'étranger». Mais le fils du cinéaste a nié ces informations.

Jafar Panahi, 49 ans, est l'un des cinéastes de la «nouvelle vague» iranienne les plus connus à l'étranger. Il a notamment reçu le Lion d'or à la Mostra de Venise en 2000 pour Le Cercle et l'Ours d'argent à la Berlinale en 2006 pour Hors-jeu (Offside). Il a été primé deux fois à Cannes (Le Ballon blanc, Caméra d'or 1995, et L'Or pourpre, Prix du jury - Un certain regard en 2000).

Dans le même temps, plusieurs détenus ont été libérés ces derniers jours, notamment cinq journalistes, Morteza Kazemian, Mehdi Gholizadeh, Keyvan Mehregan, Reza Nourbaksh et Noushine Jafari, après plusieurs semaines d'emprisonnement.

Par ailleurs, selon le site Kaleme.com, le journaliste Peyman Aref a été libéré sous caution après avoir versé un milliard de rials (100 000 $) pour bénéficier d'une permission de sortie de 10 jours.

Pour sa part, le journaliste Saïd Leylaz a vu sa peine de neuf ans de prison ramenée à trois ans de prison ferme par la Cour d'appel de Téhéran, a rapporté le même site.

M. Leylaz avait été arrêté quelques jours après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009. Mais, selon le site Kaleme.com, au moins six militants des droits de la personne, dont la féministe Mahboubeh Karami, ainsi que Hessam Firouzi, Behzad Mehrani, Navid Khanjani, Mansour Taghipour et Aboufazl Abedini, ont été arrêtés dans la nuit de lundi à mardi.

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