Festival international du film pour enfants de Montréal - Morceaux de choix

Il est de retour juste à temps pour la relâche, le Festival international du film pour enfants de Montréal (FIFEM). Pour une 13e année consécutive, il prendra d'assaut les écrans du cinéma Beaubien, du 27 février au 7 mars. Survol non exhaustif d'une alléchante programmation.

Plus de soixante films venus des quatre coins du monde déclinés en une grille bien compacte s'étalant sur neuf jours à peine: la proposition du FIFEM est très variée et la qualité renouvelée des titres présentés joue en faveur de la pérennité d'un événement attendu autant par les petits que par les grands, puisqu'à bambins ravis, parents contents.

Toujours bien représentés au FIFEM, les pays scandinaves (au sens très large) alignent quelques morceaux de choix, dont le troublant Un été toute seule, en provenance de la Suède. Ce film de Frederik Edfeldt aborde le thème de la fin de l'enfance alors qu'une fillette de neuf ans laissée à elle-même découvre un monde adulte guère reluisant. Une mise en scène sensible jouant sur des ambiances blafardes et une interprétation impressionnante de la jeune Blanca Engström ne sont que deux atouts de cette oeuvre difficile mais prenante.

Traitant de sujets tout aussi graves sur un mode cette fois beaucoup plus léger, Superfrangin, du Danois Birger Larsen, relate les péripéties fantastiques d'un gamin victime d'intimidation à l'école qui en veut à son grand frère parce que ce dernier, souffrant d'autisme, ne peut le défendre. Un étrange dispositif extrait d'une météorite viendra changer la donne. Coloré et bien réalisé.

Coproduction entre la Belgique et les Pays-Bas, Eep! La fillette venue du ciel se révèle une fable insolite et touchante dans laquelle un couple mûr découvre puis élève comme son enfant une adorable créature mi-humaine, mi-oiseau. Irrésistible et doté de subtils mais très réussis effets spéciaux.

Les plus jeunes voudront voir Les Petits Braqueurs, où une fillette et son frérot fomentent le vol de la banque qui vient de mettre leurs parents à la rue. Un duo craquant, une photo soignée et une mise en scène inventive (sans parler du sujet, d'actualité). Ces quatre films font partie de la compétition officielle et seront narrés en français par Martin Dion et Valérie Blais, dont les collaborations continuent d'être fort appréciées.

Sans négliger les primeurs, on voudra revoir, en plein air et pour la première fois en français, le film islandais Pas de signal, lauréat l'an dernier du Prix spécial du jury enfant, et présenté cette année dans le cadre du volet «Attache ta tuque!». Une toute nouvelle traduction, aussi, pour SOS - L'été du suspense, très apprécié lors de la dernière édition. Le réalisateur norvégien Arne Lindtner Naess sera sur place pour répondre aux questions des jeunes cinéphiles.

Signalons enfin Brendan et le secret de Kells, film d'animation stylisé doté d'une plastique superbe. Le Club des crocodiles, comédie d'aventures sur fond de besoin d'appartenance, devrait également plaire. On trouvera le programme complet du festival sur le site www.fifem.com

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Collaborateur du Devoir