Prends ça court! en vedette aux 28es Rendez-vous du cinéma québécois

Pour la toute première fois, les prix Prends ça court!, couronnant depuis sept ans nos meilleurs courts métrages, seront remis dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois. Une cérémonie animée par Sylvie Moreau, ce dimanche à 20h, à la Cinémathèque québécoise, leur est consacrée.

À la tête du concept, Danny Lennon, l'homme qui pousse la roue de Prends ça court! depuis dix ans déjà. À force de cogner à la porte de commanditaires — plusieurs s'offrent sans sollicitation désormais —, notre manitou du court a récolté pour cette édition 100 000 $, en argent ou en services, à distribuer aux lauréats, dont la Coupe du court de Vision globale!, particulièrement abondante. Dix-sept lauriers en tout, parmi lesquels un prix de la critique.

«Auparavant, si 25 courts métrages québécois se démarquaient, c'était beau, évoque-t-il. Cette année, j'ai dû arrêter à 40 tant il y en avait des bons, dit-il. Le genre a explosé [depuis] deux ans surtout.»

La boucle se boucle

Il faut dire que plusieurs de ces films brefs sont souvent signés par des réalisateurs de la relève, tous genres confondus: fictions avec acteurs, animations, documentaires sont désormais réalisés grâce aux bourses précédentes récoltées par les cinéastes lors des prix Prends ça court! La boucle se boucle.

Danny Lennon s'est beaucoup démené pour accroître la présence du court sur les ondes télé. «Et même si Artv, Télé-Québec et Radio-Canada en projettent, on espère beaucoup mieux.»

En salle, il est très difficile d'arrimer un court métrage à un long, et les expériences, comme cette année Danse macabre de Pedro Pires présenté avant Antichrist de Lars Von Trier, demeurent des exceptions. Mais Danny se bat et se battra encore pour une visibilité accrue. Il souhaite que les Rendez-vous du cinéma québécois acceptent d'accueillir sa remise de prix sur une base régulière. Et pourquoi pas, au fait?