Coup d'envoi des 28es Rendez-vous du cinéma québécois

C'est aujourd'hui que démarre la 28e édition des Rendez-vous du cinéma québécois, qui prendra d'assaut le centre-ville de Montréal sous l'ombre tutélaire de Gilles Carle, à qui le festival rend hommage.

La Dernière Fugue de Léa Pool part le bal ce soir, s'offrant une brochette d'excellents comédiens principaux: Jacques Godin, Andrée Lachapelle, Yves Jacques. Le film est adapté du roman de Gil Courtemanche Une belle mort, histoire d'une famille déchirée autour d'un père en fin de vie.

Le Journal d'un coopérant, oeuvre interactive du grand explorateur de l'audiovisuel Robert Morin, fermera la marche le 27 février. Entre les deux, plus de 300 films, dont 77 primeurs, et un lot de rencontres et d'ateliers. À fréquenter: les 5 à 7 à l'espace cocktail de la Cinémathèque québécoise. À découvrir: la fête hivernale sous le soleil et les étoiles, en l'honneur des 25 ans de La Guerre des tuques, le 27 février à la place Pasteur.

Des leçons de cinéma sont au menu: avec Fernand Dansereau, qui lance aussi son dernier documentaire, Les Porteurs d'espoir. À écouter: la leçon de musique offerte par Charles Papasoff et Éric Demarsan. Quant au producteur Renzo Rossellini, fils du grand Roberto, il abordera son travail auprès de maîtres: son père, mais également Antonioni, Fellini, Herzog, Moretti...

Le Français Bruno Dumont, souvent primé à Cannes, derrière La Vie de Jésus, L'Humanité et Flandres, aura droit à une rétrospective; il offrira aussi une leçon de cinéma et présentera son dernier film, Hadewijch.

Les Rendez-vous proposent une grosse sélection des films québécois de 2009 et font découvrir des fictions inédites, telle Le Divan du monde de Dominic Desjardins, et des documentaires comme Chers nonagénaires de Marilu Mallet et Chef Thémis de Philippe Lavalette. La manifestation réunit également tout le milieu pour des ateliers de remue-méninges touchant tous les volets de la profession.