29e cérémonie des prix Génie - Honneurs partagés

Les films La Bataille de Passchendaele et Ce qu'il faut pour vivre ont été les grands gagnants de la 29e cérémonie des prix Génie, qui a eu lieu samedi soir, à Ottawa. Le film québécois Ce qu'il faut pour vivre, qui raconte l'histoire d'un Inuit malade qui doit descendre au sud de la province, dans les années 1950, pour se faire soigner dans un sanatorium de Québec, a remporté la plupart des prix les plus prestigieux de la soirée.

Entamant la soirée avec huit nominations, le gagnant du Jutra du meilleur film, il y a dix jours, a réalisé des doublés, en remportant de nouveau les prix du meilleur scénario original, qu'avait aussi remporté Bernard Emond aux Jutra, et le prix du meilleur acteur dans un premier rôle, qui a été remis à l'Inuit Natar Ungalaaq, qui s'était fait connaître dans le film Atanarjuat, la légende de l'homme rapide.

Le travail du réalisateur Benoît Pilon, qui signe ici son premier long métrage de fiction, a également été souligné, et Richard Comeau a été couronné du Génie du meilleur montage.

Six trophées pour Passchendaele

Le drame de guerre qui retrace le récit historique de la bataille de Passchendaele de 1917, pendant la Première Guerre mondiale, a quant à lui terminé la soirée avec six trophées, dont le plus convoité, soit celui du meilleur film. Le film est inspiré des expériences du grand-père du réalisateur, Paul Gross, lequel a également écrit et coproduit le récit pour la somme de 20 millions, en plus d'y jouer un rôle.

La Bataille de Passchendaele a également remporté les prix de la meilleure direction artistique, des meilleurs costumes, du meilleur son d'ensemble ainsi que du meilleur montage sonore. Grâce à son succès aux guichets des cinémas canadiens, le film, qui a généré des recettes 4,5 millions, a été couronné de la Bobine d'or.

Du côté des comédiens, l'actrice américaine Ellen Burstyn a été couronnée meilleure actrice, pour son rôle dans le film L'Ange de pierre.

Le Génie du meilleur interprète masculin dans un rôle de soutien a été remis à Callum Keith, pour le film Normal, tandis que du côté féminin le trophée a été donné à Kristin Booth, du film Jeunes adultes qui baisent, dont le titre avait d'ailleurs fait les manchettes.

Le récit de Marie-Sissi Labrèche a permis à Borderline de ne pas repartir bredouille, puisque le film de Lyne Charlebois a été couronné du Génie du meilleur scénario d'adaptation.

L'équipe de Tout est parfait, dont le peu de nominations aux Jutra avait suscité la controverse cet hiver, est quant à elle repartie les mains presque vides, malgré ses sept nominations. Le réalisateur Yves-Christian Fournier avait déjà reçu le Prix Claude-Jutra, qui récompense le premier long métrage d'un cinéaste, son seul trophée de la soirée.

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