Christal Films est de retour

Christal Films Distribution est de retour. Après dix mois de tractations pour accoucher d'un plan d'arrangement avec ses créanciers, l'entreprise a annoncé hier qu'elle reprenait ses activités normales.

Le plan d'arrangement a été homologué par la cour le 12 mars, ce qui a mis fin au processus de restructuration entamé en mai 2008, sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. La filiale production de Christal Films n'était pas touchée par le processus judiciaire.

Dans un communiqué diffusé hier après-midi, l'entreprise affirme avoir «repris plein contrôle de ses opérations de distribution» et dit vouloir poursuivre sa mission de promotion du milieu du film québécois

et canadien.

Dans la tourmente, Christal Films avait dû trouver un nouveau distributeur à 21 films en cours de production et dont il avait la responsabilité de la distribution (notamment Cadavres et C'est pas moi, je le jure!). C'est Films Séville qui avait alors obtenu le contrat.

Des ententes de collaboration avaient aussi été conclues pour assurer la distribution du catalogue de Christal — quelque 250 films, pour la plupart québécois — à l'international (par Films Séville) et dans le reste du pays (par Maple Picture). Ces deux ententes demeurent actives, a précisé hier le président de Christal Films Distribution, Christian Larouche.

«Nous gérons notre catalogue, ce n'est pas une sous-distribution, dit-il. Mais nous pouvons profiter de la force de ces deux entreprises pour exploiter au maximum le catalogue.»

Et la rentabilité de ce catalogue sera d'autant plus importante que le plan de restructuration sera ajusté en fonction des résultats, explique M. Larouche. Pour l'instant, chaque créancier recevra 12 ¢ pour chaque dollar dû: mais si le catalogue «performe», les sommes augmenteront.

Les problèmes de Christal n'ont presque pas affecté son catalogue, dit le président de l'entreprise. «À 99 %, c'est intact.» Mais M. Larouche reconnaît ne pas savoir si l'aventure judiciaire de Christal aura des effets négatifs sur sa réputation. «L'avenir nous le dira.»

De toute façon, Christal Films Distribution n'entend pas solliciter pour l'instant de nouveaux clients: l'attention sera portée à faire vivre le catalogue de 250 titres.

Fondé en 2000, Christal avait accumulé une dette de 21,9 millions malgré des activités qui en avaient fait le deuxième distributeur en importance

au Québec.

À voir en vidéo