Festival de films sur les droits de la personne de Montréal - Une 4e édition qui prend du poids

La manifestation a creusé son sillon en quatre éditions à peine, encastrée dans la Semaine d'action contre le racisme. Cette quatrième édition d'un rendez-vous de films consacré aux droits de la personne gagne en étoffe: 72 films en provenance de 22 pays, 48 primeurs, des expos et des rencontres. Le festival se déroule du 12 au 22 mars, au Cinéma du Parc et à celui de l'ONF, puis au Coeur des sciences pour Anthropographia, exposition de photoreportages sur les droits de la personne.

Avec la pionnière du commerce équitable, Laure Waridel, comme porte-parole, la manifestation démarre avec le collectif 8, projeté en première nord-américaine: huit courts métrages, signés par de grands cinéastes (Jane Campion, Gael García Bernal, Jan Kounen, Gaspar Noé, Abderrahmane Sissako, Gus Van Sant et Wim Wenders), y rappellent aux politiciens que 191 pays s'étaient fixé en 2000 l'objectif de réduire de moitié la pauvreté dans le monde en 2015...

En clôture: D'une seule voix, documentaire de Xavier de Lauzanne, suivant la tournée française d'un groupe de musiciens israéliens et palestiniens, juifs, musulmans et chrétiens logés à la même enseigne. Quarante-cinq films sont projetés en compétition officielle et la programmation comprend des oeuvres d'ici et d'ailleurs qui inspirent: comme Faces de Gérard Maximin, faisant grimacer juifs et Palestiniens des deux côtés du mur, ou L'Errance invisible de Lise Bonenfant sur l'itinérance des femmes au Québec.

En ce 20e anniversaire de la convention de l'ONU sur les droits des enfants, plusieurs films leur sont consacrés. On retrouve aussi des oeuvres sur la répression, la presse muselée, la guerre, l'exclusion, etc. À surveiller: Témoin indésirable de Juan José Lozano, sur le difficile métier de journaliste en sol colombien. Le personnage-clé du documentaire, Hollman Morris, viendra donner ici une conférence sur la violence à l'égard des journalistes en Amérique latine.

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