Vibrer au cinéma

Une nouvelle invention d'origine québécoise, permettant d'ajouter des «sensations physiques» aux films, est à l'essai depuis environ un mois dans un complexe cinématographique de Laval. Le système, présenté comme «la plus importante innovation depuis l'arrivée du Dolby» il y a une vingtaine d'années, utilise les basses fréquences de la bande sonore. Il peut également être ajouté à un système de cinéma maison.

Le GéoSubwoofer, cet appareil développé par la firme Messina électronique inc., reproduit des vibrations acoustiques sans nécessiter un très haut niveau sonore. En d'autres termes, il procure les sensations d'une musique à très fort volume sans ses désagréments auditifs.

Au Colossus de Laval, les caissons de basse, protégés par deux brevets internationaux, sont installés dans une rangée de sièges sur deux dans certaines salles. Le coût du dispositif demeure secret.

L'essai d'hier après-midi a permis de mesurer l'efficacité du dispositif pendant la projection du nouvel épisode de la série des Star Wars. L'effet produit rappelle vaguement celui d'une vibration au moment des scènes les plus actives et surtout les plus appuyées musicalement. Le gadget plaît à plus de 70 % des spectateurs, selon les enquêtes préliminaires. On peut facilement penser que les ados l'apprécient particulièrement.

L'entreprise Messina, de Blainville, existe depuis une dizaine d'années. Elle se spécialise dans le développement d'enceintes acoustiques haut de gamme. Comme le secteur du cinéma maison est saturé en Europe et aux États-Unis, la firme québécoise mise sur sa nouvelle invention pour effectuer une percée significative, d'abord dans le créneau spécialisé des salles de cinéma, puis chez les particuliers qui voudront reproduire à la maison l'effet des «sensations physiques».