Le court métrage au grand écran

Enfant négligé des salles, le court métrage, pourtant vitrine d'expérimentation et voix de la relève, a toujours peiné à atteindre un large auditoire. Il y a bien la vitrine des festivals et le travail remarquable de Danny Lennon notamment à Prends ça court!, mais sur les grands écrans commerciaux, malgré quelques tentatives avortées, il n'avait pas trouvé sa juste place.

Or voici qu'un vrai consortium s'est penché sur son cas, pour lui donner un sérieux coup de pouce durant plusieurs mois, avec le programme Pourquoi pas un court?. Téléfilm Canada, la SODEC, la Régie du cinéma, Vision Globale, des pionniers du cinéma et de la Fondation René Malo lancent l'offensive. Mais l'initiative en revient à Mario Fortin, directeur général du cinéma Beaubien, à Lise Dandurand, directrice générale de Ciné-Québec et au chroniqueur cinéma Michel Coulombe. Les porte-parole sont Mélissa Désormeaux-Poulin et Maxime Dénommée.

À partir du 12 décembre, un programme de 12 courts métrages sera proposé avant le film principal dans le réseau cinéma de 12 villes québécoises, mais également sur des plates-formes multiples: à la télévision, dans les festivals et sur DVD.

Les 12 courts métrages en question durent environ cinq minutes et furent choisis à la suite d'un appel lancé au printemps 2008. Sur le lot, l'amusant Eau boy d'Éric Gravel et la très esthétique Trilogie du chevalet de Sébastien Deschênes.

Pourquoi pas un court? assure un gonflage en 35 mm des films, ce qui leur permet cette sortie en salle. Chaque mois, un court métrage sera projeté en avant-programme sur trois écrans d'une des salles participantes et fera le tour de la province jusqu'en octobre 2009. Parmi ces salles: le Ciné-Centre à Baie-Comeau, le Cinéma 9 à Gatineau, le Beaubien à Montréal, la Maison du cinéma à Sherbrooke, le Cinéma Lido à Rimouski, etc.

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