Conflit AQTIS-AIEST - Les syndicats de techniciens de cinéma s'entendent

Le conflit syndical qui fragilise Montréal comme lieu de tournage depuis plus d'un an donne ses premiers signes d'essoufflement. L'Alliance québécoise de techniciens de l'image et du son (AQTIS) et l'Alliance internationale des employés de scène et de théâtre (AIEST) ont conclu une entente de principe après une série de rencontres intensives qu'a orchestrées le groupe de travail mandaté par Québec.

La ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp, a annoncé samedi que les deux syndicats avaient trouvé, en accord avec l'Association des producteurs de films et de télévision du Québec, une solution à leur discorde, qui a récemment fait perdre d'importants tournages à la métropole. Les réunions intensives menées par le groupe de travail qu'a désigné Québec le 15 février dernier, en vue de régler le conflit, ont donc porté leurs fruits.

Le contenu de l'accord demeure secret jusqu'à ce qu'il soit soumis au vote des membres des deux syndicats, à l'occasion d'une assemblée générale extraordinaire vers la fin de la semaine. Son adoption permettrait de sauver l'année — jusqu'ici sérieusement compromise — en matière de tournages étrangers. Les différentes parties, y compris le groupe de travail dirigé par Gilles Charland, reprendront toutefois les discussions afin de formuler des solutions plus durables au conflit et de rétablir un climat de confiance susceptible d'attirer à nouveau les producteurs internationaux.

Selon le communiqué diffusé par le MCCQ, le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec aurait déjà entrepris des démarches afin de rattraper les contrats perdus ou en suspens.

L'AQTIS et l'AIEST se livrent une guerre de pouvoir féroce depuis plusieurs mois. Le premier détient l'exclusivité d'accréditation pour une vingtaine de postes de techniciens de cinéma en vertu de la Loi sur le statut de l'artiste. Le second, plus récemment établi dans le secteur du cinéma de la province, mais issu des États-Unis et ancré partout au Canada, réclame le droit de représenter les travailleurs de ce secteur, notamment pour les productions internationales, en vertu du Code du Travail.

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