Cinéma - Les 25es RVCQ, toujours sur leur lancée

Les 25es Rendez-vous du cinéma québécois continuent sur leur lancée. Aujourd'hui, le 5 à 7 avec Rémy Girard au Bistro SAQ de la Cinémathèque devrait être couru. La Leçon de musique d'Éric Neveux (demain, Bistro SAQ, 14h) mérite également le détour. Chantre de la musique électronique française, il fut le compositeur entre autres d'Intimacy de Patrice Chéreau et de Carnages de Delphine Gleize.

À surveiller aussi, demain, deux films québécois lancés en primeur.

Le Cèdre penché de Rafaël Ouellet, vidéo de 85 minutes, est une oeuvre sans concessions, premier long métrage d'un cinéaste qui a d'abord fait des clips musicaux, des courts métrages, du montage et de la direction photo. Le Cèdre penché peine d'abord à imposer son univers et démarre trop lentement. Cette histoire de deux soeurs qui se retrouvent dans la maison familiale après la mort de leur mère, chanteuse country, refuse les raccourcis et les effets faciles, et ce, jusqu'à l'austérité. La musique réunira les deux jeunes héroïnes, qui finiront par se produire ensemble. Joué avec un immense naturel par Viviane Audet et Marie-Neige Chatelain, Le Cèdre penché allie de très jolies scènes (celle de la cigarette auprès du feu de camp) à d'autres séquences plus délayées qui traînent en longueur (l'enregistrement musical, par exemple), avec parfois des liens manquants entre les scènes. Il y a de belles choses, des images fines, des tendresses esquissées, mais ce film, trop pointu, peut difficilement viser une audience autre que confidentielle. (Demain, Cinémathèque, 19h45.)

99 ¢ Dreams de Jason Rodi nage en des eaux très ludiques, autant colorées qu'amusantes. Cette docu-fiction mi-onirique, mi film d'aventures a pour cadre 18 villes du monde. De l'Arctique au Vietnam, du Japon à la Russie, du Mexique au Maroc, etc., huit jeunes cinéastes captent leur quotidien ou leurs rêves. Les nouvelles technologies s'en mêlent pour créer une esthétique folle et ésotérique où la mondialisation devient une quête perpétuelle sur une oeuvre jonglant avec tous les genres. Un véritable chant de liberté et de fantaisie pure. (Demain, 19h15, cinéma ONF.)

Dans un tout autre registre, hyper naturaliste, évoluent Les Cavaliers de la canette de Louis Champagne. Avec ses allures de documentaire, l'action trouve son cadre au festival western de Saint-Tite. Ce film de «chums de brosse», où Champagne se met lui-même en scène, n'a pas son pareil pour exprimer la vulnérabilité masculine sous un vernis de virilité qui craque de toute part. (Samedi, 21h15, cinéma ONF.)

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