Les Contes pour tous en coffret

Bien des parents trentenaires ou quadragénaires élevés avec les Contes pour tous réclamaient des coffrets des films qui ont marqué leur enfance... pour les offrir à leur progéniture, ou les revoir, une larme à l'oeil. C'est désormais chose faite. Hier matin, la première série des fameux films produits par Rock Demers était lancée aux Productions La Fête, en présence de nombreux artisans de leur gloire: André Melançon, Roger Cantin, etc.

Six films composent ce premier coffret, dont La Guerre des tuques, Bach et bottine, C'est pas parce qu'on est petit qu'on peut pas être grand, etc. En février 2007 un second coffret sera lancé, un troisième en juin puis un quatrième à l'automne.

«En novembre, décembre 2005, on a reçu au-delà de 1000 courriels et téléphones réclamant les coffrets, assure Rock Demers. Le lancement tombe au bon moment.»

Aux yeux du producteur, bien davantage que la vidéocassette, le DVD constitue un support idéal pour ce type de productions. «La qualité sonore et visuelle est excellente, on peut ajouter des bonis et les coffrets occupent peu d'espace. Mais l'internet arrive pour remplacer le DVD. Nous serons de nouveau présents comme pour le DVD ou la vidéocassette.»

Rock Demers estime que les jeunes sont aussi émus par La Guerre des tuques qu'en 1984, au moment de la sortie du plus célèbre des Contes pour tous. «Si on avait axé nos films sur les effets spéciaux, on serait démodés, mais on a mis surtout l'accent sur l'histoire à raconter, sur les émotions, sans scènes de sexe ou de violence, ce qui nous a permis de durer. Certains Contes comme Les Aventuriers du timbre perdu comportaient des effets spéciaux, mais ceux-ci n'étaient pas au centre du projet.»

Par-delà la diffusion au grand écran ou sur différents supports, les livres tirés de nombreux scénarios des Contes ont connu le succès. «Plus de 500 000 ouvrages littéraires dérivés ont été vendus au Québec.»

Rock Demers n'a pas dit son dernier mot avec ses Contes pour tous. Les Productions La Fête ont quatre projets sur la table, dont certains à effets spéciaux importants (on n'y échappe pas!). Le plus important, Gilgamesh, d'après la célèbre épopée mésopotamienne, pourrait être coproduit par quatre pays et comporter le plus gros budget de production de la série.

«La différence entre le jeune public du milieu des années 1980 et celui d'aujourd'hui, conclut Rock Demers, c'est que les enfants de dix ans possèdent la maturité des douze ans de l'époque. Mais il est sans doute plus important de leur raconter des histoires aujourd'hui qu'il y a 15 ans...»

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