Rapport de la SODEC sur les festivals de cinéma - Un retour à la case départ, selon Daniel Turp

«J'ai le sentiment d'un retour à la case départ», lance Daniel Turp, porte-parole de l'opposition officielle en matière de culture.

À ses yeux, le rapport du comité de révision du Programme d'aide aux festivals et événements cinématographiques, enfanté par la SODEC est bien mince: «Quatre mois pour accoucher de sept pages... Et pour remettre en place les critères abrogés afin de permettre au FIFM de naître: tels les deux ans d'existence d'un festival avant d'avoir droit aux subventions.»

La question du plafond de 325 000 $ (plus 25 000 $ d'aide ponctuelle) d'aide de la SODEC aux grands rendez-vous de films l'inquiète: «Pour son FFM, Serge Losique avait déjà reçu 425 000 $. En abaissant le plafond, c'est comme si la SODEC ne croyait plus aux festivals d'envergure internationale et leur retirait les moyens de leur développement tout en enlevant tout espoir au milieu. Il y a un an à peine, avec l'aventure du FIFM [Festival international de films de Montréal], les institutions envoyaient le message contraire. Entre-temps, il y eut cet échec du FIFM. Le rapport ressemble à une tentative de la SODEC d'expier ses propres fautes.»

Daniel Turp espère que les consultations publiques, qui ont lieu, bizarrement, après le rapport, seront diffusées dans la transparence.

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