Cinéma - Rendez-vous aux 24es Rendez-vous

Gildor Roy tient un des rôles principaux de Que Dieu bénisse l’Amérique, film de Robert Morin projeté en ouverture des 24es Rendez-vous du cinéma québécois. — Source Rendez-vous du cinéma québécois
Photo: Gildor Roy tient un des rôles principaux de Que Dieu bénisse l’Amérique, film de Robert Morin projeté en ouverture des 24es Rendez-vous du cinéma québécois. — Source Rendez-vous du cinéma québécois

«Les Rendez-vous sont un événement majeur avec revue de la majorité des films de l'année mais surtout des rencontres», a lancé hier le porte-parole des 24es Rendez-vous du cinéma québécois, Raymond Bouchard. L'an dernier, l'interprète de La Grande Séduction s'était enfilé des documentaires et des oeuvres d'auteur en plus de côtoyer pendant dix jours toute la faune québécoise du septième art. Il a apprécié.

Avec le succès boeuf des films québécois sur les écrans d'ici (18,2 % de part de marché) comme à l'étranger, les Rendez-vous du cinéma québécois, qui rouleront à Montréal du 16 au 26 février et à Québec du 20 au 26 du même mois, deviennent un carrefour hautement fréquenté. «En 2005, on a battu tous les records possibles, de box-office comme de qualité», a affirmé, enthousiaste, le président des Rendez-vous, le cinéaste Denis Chouinard.

Cent quatre-vingt-dix-huit oeuvres, dont 54 documentaires, seront projetées à la Cinémathèque québécoise, au cinéma de l'ONF, au cinéma Beaubien et, pour la première fois (forcément!), à la Grande Bibliothèque.

En ouverture: Que Dieu bénisse l'Amérique, de Robert Morin, et, en clôture, De ma fenêtre sans maison, de Maryanne Zéhil. Entre les deux, le meilleur du cru 2005, mais aussi de l'inédit. Ségolène Roederer, directrice des Rendez-vous, a précisé que la moitié des courts métrages sont des primeurs, de même qu'un grand nombre de documentaires (avec plusieurs regards sur les réalités internationales et des regards posés sur les artistes, comme Un sur mille, de Jean-Claude Coulbois, sur l'homme de théâtre René-Daniel Dubois).

Plusieurs oeuvres expérimentales et films étudiants trouveront également leur rampe de lancement. En dehors des films d'ouverture et de clôture, trois longs métrages de fiction atterrissent en primeur, dont Tous les autres sauf moi, d'Ann Anderson, que la directrice des Rendez-vous a décrit comme une Horloge biologique au féminin. «On espère que l'année 2006 sera celle des femmes, a-t-elle précisé, car 2005 fut assez masculine.»

Le Bistro SAQ, décoré par Pierre Lefebvre avec des matériaux recyclés, constitue un forum d'échanges quotidiens. Au cours des 5 à 7 du bistro, quelques thématiques seront abordées: le cinéma québécois: véritable essor ou succès éphémère?, les dessous du doublage, Robert Daudelin rencontre Robert Morin, une discussion sur l'avenir du cinéma dans la ville de Québec, la vision du travail d'acteur avec Roy Dupuis, etc.

Le soir, le Bistro SAQ deviendra le cadre d'autres activités. Le 17 février, concert de musique électronique de DJ Maüs pour le lancement de la trame sonore du film Pure. Le 20 février, Charles Binamé, Éric Tessier et Yves Desgagnés concocteront un scénario inédit. Le 22, Doublage Académie permettra au public de s'initier au doublage alors que, le 24, C.R.A.Z.Y. Party, mêlant les musiques de trois décennies, invitera à festoyer avec l'équipe du film de Jean-Marc Vallée. Sans oublier au menu la Nuit blanche des Rendez-vous et de la Cinémathèque (la nuit du 25 au 26), qui mettra le cinéma québécois de genre à l'honneur.

Dans la série «Nos plus beaux films... de l'écrit à l'écran», quatre adaptations littéraires seront projetées à la Cinémathèque: Les Fous de Bassan d'Yves Simoneau, Maria Chapdelaine de Gilles Carle, Le Matou de Jean Beaudin et Le Sourd dans la ville de Mireille Dansereau. En contrechamp, deux documentaires sur des femmes de lettres à la Grande Bibliothèque: Anne Hébert de Jacques Godbout et L'Insoumise de Jeannine Gagné (sur Marie-Claire Blais).

Les Rendez-vous serviront de rampe de lancement notamment au coffret Michel Brault avec ses documentaires de l'ONF. L'expo Tableaux 01-06, à la Cinémathèque québécoise, est une mosaïque de visages d'acteurs et de créateurs à travers la caméra du photographe Jocelyn Michel.

Il y a tout ça et plus encore. Dix jours de célébrations pour une industrie en pleine forme qui est aussi, et surtout, un art.

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