Sur le radar: trois questions à Alice Ricciardi

La commissaire signe l’exposition «Maison molle» au Livart jusqu’au 10 octobre.
Photo: Alignements Alice Cloutier-Lachance

La commissaire signe l’exposition «Maison molle» au Livart jusqu’au 10 octobre.

La commissaire signe l’exposition Maison molle au Livart jusqu’au 10 octobre, une expo à ajouter à votre agenda.

Pourquoi ce titre ?

L’idée du titre est d’abord inspirée par l’aspect plastique de l’espace. Il faut savoir que le Livart est un ancien presbytère et que l’architecture même des pièces des salles d’exposition — mise en valeur par la scénographie de Camille Barrantes — évoque l’univers domestique (foyers, salle de bains avec carreaux d’origine…). Sur le plan conceptuel, la souplesse du lieu d’exposition — représenté également par la maison — permet d’accueillir des pratiques hybrides et multidisciplinaires. Il y a ensuite l’idée de l’extensibilité qui s’applique au travail du textile par la nature même de la fibre, mais aussi parce que l’exposition en apporte une définition assez large.


D’où vous est venue cette idée d’une expo sur les arts textiles ?

Ceux-ci jouent un grand rôle en art moderne et contemporain, mais ils ne sont pas assez montrés… Toutefois, l’intention est principalement née grâce à la rencontre et à la découverte de jeunes artistes qui utilisent le textile dans leur pratique comme matériau de travail et de réflexion, plusieurs faisant fi des catégorisations dans lesquelles on place les arts visuels et les métiers d’art.


Ne s’agit-il pas aussi d’une expo sur la diversité culturelle et sur la façon dont notre « maison », notre société, s’est enrichie de pratiques culturelles du monde entier ?

Nous pouvons faire ce parallèle, en effet. Celles et ceux qui sont issus de la diversité, comme plusieurs d’entre elles et eux ici, transportent à travers leurs œuvres et leur héritage culturel leur passion pour le « fait main ».

 

Maison molle

Au Livart, 3980, rue Saint-Denis, Montréal. Jusqu’au 10 octobre.

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