Les sciences s’exposent de nouveau

Catherine Martellini
Collaboration spéciale
L’exposition permanente du Cosmodôme permet de découvrir l’astronautique  (les véhicules spatiaux), l’exploration spatiale, l’histoire de la conquête de l’espace, le système solaire et les météorites.
Clair Obscur Cosmodôme L’exposition permanente du Cosmodôme permet de découvrir l’astronautique (les véhicules spatiaux), l’exploration spatiale, l’histoire de la conquête de l’espace, le système solaire et les météorites.

Ce texte fait partie du cahier spécial Musées

Il n’y a pas que l’art qui redevient accessible avec la réouverture des musées. Les curieux pourront également assouvir leur soif de sciences avec des expositions sur le cosmos, les animaux, la vie et la santé offertes dans bon nombre d’établissements culturels du Québec.

Avec le récent atterrissage de l’astromobile Perseverance sur Mars, le Cosmodôme de Laval, qui a rouvert ses portes le 8 février dernier, pourrait se révéler une destination fort d’actualité pour pousser plus loin ses connaissances sur la planète rouge.

Celle-ci fait en effet partie d’une des trois thématiques des missions virtuelles, l’activité phare du musée. Deux autres missions sont également offertes, l’une dans le système solaire et l’autre sur l’histoire de la conquête spatiale. Chaque mission dure une heure et les visiteurs peuvent choisir d’en effectuer une, deux ou trois.

Le parcours de chacune est hautement varié et sécuritaire : les familles se font d’abord présenter leur mission dans une courte vidéo, puis les principaux défis qu’elle rencontrera dans son exploration spatiale. Trois salles sont ensuite réservées à des jeux interactifs liés à la thématique, pour terminer dans une zone plus contemplative où les visiteurs en apprendront plus sur les défis futurs de la conquête de l’espace.

Le Cosmodôme propose également une toute nouvelle exposition temporaire qui s’adresse aux ingénieurs en herbe et aux créateurs, de même qu’aux parents nostalgiques. Elle consiste à créer le vaisseau du futur, pour ensuite le faire  décoller et le mener sur une planète à l’intérieur ou à l’extérieur du système solaire.

« On veut amener les gens à comprendre par ce processus créatif que, lorsque les ingénieurs créent un vaisseau spatial, ils partent parfois de rien, mais aussi de technologies existantes, explique Stéphanie Girard-Beaudry, directrice générale du Cosmodôme. Le processus créatif parlera ainsi du passé, notamment en revisitant des jouets et des œuvres de science-fiction de l’enfance, mais également du présent et de l’avenir. »

Les visiteurs pourront aussi découvrir l’exposition permanente, présentée depuis 1992, qui est axée sur l’astronautique (les véhicules spatiaux), l’exploration spatiale, l’histoire de la conquête de l’espace, le système solaire et les météorites.

Si la partie muséale du Cosmodôme est accessible, les simulateurs d’entraînement ne le sont pas pour le moment, pas plus que la navette spatiale, dont la réouverture est prévue cet été. Pour réserver des billets, les gens doivent téléphoner ou se rendre sur place.

Réouverture partielle de l’Espace pour la vie

Si l’Insectarium de Montréal n’est pas encore ouvert au public, le Planétarium et le nouveau Biodôme le sont quant à eux tous les jours. Les curieux pourront emprunter les nouveaux parcours immersifs pour explorer les cinq écosystèmes du Biodôme et profiter de nouveaux points de vue aménagés dans les sections de la forêt tropicale, de l’érablière des Laurentides et du golfe du Saint-Laurent.

Le Biodôme a opté pour une application mobile pour informer les visiteurs sur les différents éléments des écosystèmes plutôt que sur les traditionnels panneaux informatifs. En téléchargeant l’application, les visiteurs pourront même observer certains animaux en réalité augmentée.

Sur la nouvelle mezzanine se trouve maintenant la nouvelle zone d’exposition de la Bio-machine qui présente les coulisses de l’établissement, c’est-à-dire tout ce que cela nécessite pour recréer la nature le plus fidèlement possible et assurer le bien-être des plantes et des animaux. Petits et grands peuvent prendre les commandes des écosystèmes du Biodôme pour en comprendre le fonctionnement.

Pour préparer sa visite au Planétarium, tout juste rouvert, les familles peuvent suivre la première de quatre séries de balados jeunesse offertes par l’Espace pour la vie et qui se consacre aux planètes. Composée de six épisodes portant notamment sur Vénus, Uranus, le système TRAPPIST, les nébuleuses et les trous noirs, la balado Astro-Bien propose un voyage à des années-lumière de la planète Terre.

Une nouvelle exposition au Musée Armand-Frappier

Le Musée Armand-Frappier, centre d’interprétation des biosciences à Laval, est ouvert tous les samedis depuis le 20 février dernier et présente sa toute nouvelle exposition interactive Bouger !. Les visiteurs seront appelés à se mettre en action et en apprendront plus sur le fonctionnement du corps lorsqu’il est en mouvement et sur les effets de l’activité physique sur la santé. Les réservations sont obligatoires.

Toutes les activités muséales scientifiques n’ont pas encore repris partout. Ainsi, le Centre des sciences de Montréal demeure fermé pour le moment et l’Astrolab de Mégantic revoit actuellement son offre pour l’adapter aux mesures sanitaires. Consultez la liste des musées ouverts sur le portail des Musées du Québec pour en savoir plus.

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