Molinari et la gravure

Vue de l’exposition
Guy L’Heureux Vue de l’exposition

Le grand public connaît la démarche picturale de Guido Molinari, mais il ne connaît peut-être pas le travail qu’il fit avec la gravure. Pourtant, celle-ci a joué un grand rôle dans la démarche et la diffusion de son art. En particulier en 1967, dans la mouvance de la reconnaissance de l’art minimaliste aux États-Unis.

Il décide alors de donner un second souffle à sa production picturale présentée en 1956 à sa galerie, L’Actuelle, production qui incarna un tournant radical dans son art. Comme le dit le texte de présentation de cette expo, cette série sera considérée par l’historien de l’art Bernard Teyssèdre comme anticipant « de près de dix ans sur le Minimal Art de New York ». Alors que ses originaux sont dans un mauvais état de conservation, Molinari réalisa donc, avec l’aide de Ronald Perrault, une série de gravures reprenant les compositions originales des œuvres faites plus d’une décennie plus tôt.

Gilles Daigneault — qui a entre autres publié deux ouvrages majeurs sur l’histoire de la gravure au Québec — et l’historienne de l’art Margarida Mafra ont monté une expo qui permettra de faire un intelligent survol de l’art de Molinari et d’un pan de l’art moderne au Québec. Une expo où les amateurs pourront se régaler d’autant plus qu’ils pourraient y faire des acquisitions directement de la Fondation Molinari.

L’estampe selon Molinari

À la Fondation Molinari, jusqu’au 20 décembre. Cette exposition-bénéfice est ouverte au public sur rendez-vous à info@fondationguidomolinari.org.