Une heure au musée

Etienne Plamondon Emond Collaboration spéciale
Pandémie oblige, le Musée de la civilisation de Québec et plusieurs musées de la province regroupent leurs contenus numériques sur le Web. 
Photo: Musée de la civilisation de Québec Pandémie oblige, le Musée de la civilisation de Québec et plusieurs musées de la province regroupent leurs contenus numériques sur le Web. 

Ce texte fait partie du cahier spécial La culture dans votre salon

À l’initiative du Musée de la civilisation de Québec, plusieurs musées du Québec regroupent leurs contenus numériques sur un seul site Web.

Forcé de fermer ses portes, le Musée de la civilisation de Québec (MCQ) a eu le réflexe naturel de bonifier son offre virtuelle. Après tout, il avait déjà sous la main des immersions numériques en 360 degrés dans diverses expositions permanentes (C’est notre histoire), temporaires (Venenum, un monde empoisonné), voire passées (Mon sosie a 2000 ans). Mais dans la foulée, il a invité d’autres établissements à se joindre à lui. « On s’est dit qu’on devait ouvrir cette initiative à d’autres institutions culturelles, particulièrement d’autres musées, pour avoir le projet le plus rassembleur et fédérateur, ainsi que le plus riche possible surtout pour notre public et nos visiteurs virtuels », explique Stéphan La Roche, président-directeur général du MCQ.

Le site créé, baptisé Une heure au musée, propose du contenu numérique d’autres établissements de la vieille capitale. On y retrouve du matériel du Musée national des beaux-arts du Québec, du monastère des Ursulines de Québec, ainsi que du Grand Théâtre de Québec. Mais il regroupe aussi des initiatives développées par des musées des quatre coins de la province. Parmi eux, le Centre d’histoire de Montréal, le musée POP de Trois-Rivières, le Musée d’art de Joliette et le Musée maritime du Québec, situé à L’Islet.

Pour rendre le site dynamique et vivant, le MCQ réalise des directs avec des conservateurs, archivistes ou chargés de projets pour parler de divers sujets. Dans l’un d’eux, l’archiviste Peter Gagné dévoile sa collection personnelle de distributeurs de bonbons fruités PEZ. Dans la foulée, l’établissement a invité les gens à la maison à montrer en retour leurs collections en tout genre. « C’est une nouvelle façon de garder contact avec notre public », précise M. La Roche, qui souhaite vivement que la plateforme puisse perdurer après la pandémie.

Par ailleurs, le site continue de recueillir les témoignages des Québécois confinés avec son projet Documentez la pandémie. M. La Roche indique que le MCQ a reçu jusqu’à maintenant près de 700 témoignages, provenant de personnes de tous âges, régions ou conditions sociales, exprimant parfois de longues confidences. Ces récits et photographies permettront aux historiens du futur de mieux comprendre les émotions vécues durant les événements de 2020. Mais M. La Roche annonce déjà que, d’ici peu, le MCQ réalisera une sélection des témoignages et en rendra certains publics. Comme quoi avec les outils numériques, l’histoire dans un musée s’écrit aussi au jour le jour.