Le Musée d’art de Joliette, «un secret bien gardé»

Jessica Dostie Collaboration spéciale
Rénové en 2015 et désormais tout habillé de verre, le Musée d’art de Joliette offre une vue imprenable sur la rivière L’Assomption.
Photo: Steve Montpetit Rénové en 2015 et désormais tout habillé de verre, le Musée d’art de Joliette offre une vue imprenable sur la rivière L’Assomption.

Ce texte fait partie du cahier spécial Musées

Campé dans un écrin ultramoderne sur les berges de la rivière L’Assomption, le Musée d’art de Joliette (MAJ) cache une collection bien garnie de 8700 oeuvres. Regard sur ce « secret un peu trop bien gardé », dixit son directeur général et conservateur en chef, Jean-François Bélisle.

Peu d’amateurs d’art savent qu’une des plus importantes collections d’art au Québec est conservée dans Lanaudière, à un peu plus d’une heure du centre-ville de Montréal. Bien que commencée dans les années 1940 au Séminaire de Joliette par le père Wilfrid Corbeil, membre des Clercs de Saint-Viateur, la collection ne se limite pas aux œuvres religieuses. « Notre collection couvre 5000 ans d’histoire, de 3000 avant Jésus-Christ à aujourd’hui », résume Jean-François Bélisle.

L’exposition permanente Les îles réunies en présente quelque 150 en rotation. Parmi celles qu’il est possible d’admirer actuellement, le directeur général énumère ses coups de cœur : « Outre Les raisins verts de Paul-Émile Borduas, première acquisition du père Corbeil, nous exposons aussi Strait of Juan de Fuca d’Emily Carr, Nature morte, oignons d’Ozias Leduc, Éclat de rouge No 4 de Françoise Sullivan, Nechtiger Tog de Marion Wagschal et Les îles réunies No 4 de Jean McEwen. »

Par ailleurs, afin de permettre aux visiteurs de découvrir d’autres trésors de cette vaste collection, le MAJ a aménagé une salle d’exposition au troisième étage. L’Espace 3e met en lumière une petite sélection de trois à huit œuvres qui changent trois fois par année, en dialogue avec le thème de chaque saison.

Écrin ultramoderne

Plus de 70 ans après sa fondation, en 2015, le MAJ a subi une cure de rajeunissement. La nouvelle architecture du bâtiment, désormais tout habillé de verre, offre ainsi une vue imprenable sur le cours d’eau qu’il surplombe.

C’est aussi dans le hall nouvellement aménagé qu’on peut jeter un œil à l’installation permanente Collections, le temps suspendu, créée parl’artiste multidisciplinaire Claudie Gagnon à partir de pièces en verre et en cristal trouvées dans des brocantes. « Ça évoque l’idée d’un lustre ancien, et c’est plutôt surprenant dans un immeuble moderne », décrit Jean-François Bélisle, ajoutant que sa plus récente acquisition, 22 sculptures de bronze datant de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, fera pour sa part l’objet d’une exposition temporaire cet été.

 

Musée d’art de Joliette, 145, rue dure-Wilfrid-Corbeil à Joliette.