Les contes de Paryse

Paryse Martin, «L’herbier: le botaniste, 2019»
Photo: Étienne Boucher Paryse Martin, «L’herbier: le botaniste, 2019»

Ses seules limites ? Les murs de la galerie, dirait-on. Paryse Martin semble à ce point animée par l’énergie créatrice, qu’elle donne l’impression que ce qu’elle expose actuellement à la Galerie 3, dans la basse-ville à Québec, n’est que la pointe de l’iceberg. En sculpture, par le dessin, sur peinture, sa fougue narrative s’exprime partout, sur tout, prend la forme de la sphère ici, dépeint un monde luxuriant là, donne naissance à un bestiaire fantaisiste là-bas. Répétition et accumulation sont ses modus operandi.

L’expo Limbes et renversements étonne d’autant plus — ou assomme, c’est selon —, que la plupart des œuvres (une quarantaine, tirée de cinq corpus, et même plus) datent de 2019. À chaque coup, ça fourmille de détails, ça bouscule notre lecture, ça nous pousse plus loin. Ce sont des bronzes suspendus et longitudinaux, à l’instar des feuillages qu’ils reproduisent, qui se démarquent. Un éclairage frontal accentue leurs ombres, poussant les sculptures dans une autre dimension. Dans celle du dessin à leurs côtés, une œuvre plus ancienne, dont la sobriété n’est pas moins évocatrice du cycle vie-et-mort qui teinte la pratique de cette conteuse qu’est Paryse Martin.

 

Limbes et renversements

De Paryse Martin, à la Galerie 3, 247, rue Saint-Vallier Est à Québec, jusqu’au 17 novembre