Le pouvoir de la fiction chez Artexte

Dans son exposition «Spéculations», la commissaire Joana Joachim nous invite à réfléchir à des types de fictions similaires dans le domaine des arts visuels.
Photo: Paul Litherland Dans son exposition «Spéculations», la commissaire Joana Joachim nous invite à réfléchir à des types de fictions similaires dans le domaine des arts visuels.

En 2010, le psychanalyste et historien de la littérature Pierre Bayard publiait le brillant livre Et si les œ​uvres changeaient d’auteurs ?, un éclairant ouvrage de fiction littéraire. Et si l’Odyssée avait été écrite par une femme ? Et si la paternité de L’étranger revenait à Franz Kafka ? Ces réattributions se révélaient très instructives quant à la nature de ces œuvres et sur le fait que le contexte d’interprétation d’une œuvre en change la perception.

Dans son exposition Spéculations, la commissaire Joana Joachim nous invite à réfléchir à des types de fictions similaires dans le domaine des arts visuels. Elle explore la place des fictions spéculatives dans la production d’artistes noirs, autochtones ou appartenant à des minorités culturelles. Le résultat est certes une petite expo par la taille, mais au contenu d’une grande valeur.

Photo: Paul Litherland Vue de l'exposition «Spéculations»

On y parle, bien sûr, du travail de réécriture de l’histoire de Kent Monkman, mais aussi de l’expo We Come to Witness de Sonny Assu à la Vancouver Art Gallery en 2016-2017. Dans des photos de tableaux d’Emily Carr, grâce à des interventions numériques, Assu inséra des éléments faisant penser à des vies autochtones extraterrestres… Une visite s’impose pour en apprendre plus sur cette expo où passé, présent et futur se renouvellent.

Spéculations

Artexte, jusqu’au 22 mai