Musée de Lachine: des sœurs créatives et entreprenantes

Stéphane Gagné Collaboration spéciale
L’exposition se concentre sur la période de la fin du XIXe siècle jusqu’au XXe siècle.
Photo: Musée de Lachine L’exposition se concentre sur la période de la fin du XIXe siècle jusqu’au XXe siècle.

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Dans le Vieux-Lachine se trouve le Musée de Lachine, qui a pour mandat principal de mettre en valeur le patrimoine et l’histoire d’une des plus vieilles paroisses de l’île de Montréal, fondée en 1667. Cet été, on y présentera l’exposition Le cœur à l’ouvrage qui rend hommage au travail des Sœurs de Sainte-Anne, une congrégation installée à Lachine depuis 1861.

Grâce à près de cent objets exposés au musée, le public en apprendra beaucoup sur les nombreux métiers exercés par les sœurs de cette congrégation. Afin de faire découvrir cet apport des religieuses à la communauté, le musée a acquis, en 2017, 900 objets leur ayant appartenu.

L’exposition est divisée en trois sections, mentionne la muséologue Catherine Turgeon. « Il y a des objets d’imprimerie, des objets reliés aux soins infirmiers et une dernière section montrant des objets relatifs aux travaux d’aiguille », dit-elle.

Infirmerie générale

L’exposition se concentre sur la période de la fin du XIXe siècle jusqu’au XXe siècle. « En 1938, les sœurs ont ouvert une infirmerie générale, où étaient donnés des soins aux nombreuses sœurs de la congrégation présente à Lachine et dans plusieurs missions à travers le monde, relate la muséologue. Des services de radiographie, de physiothérapie et de dentisterie, notamment, étaient offerts. Avec le temps, les sœurs se sont même spécialisées en embaumement, et cette activité s’est poursuivie jusqu’à la fin des années 1980. » Un fait plutôt méconnu dans la communauté.

Quant aux métiers de l’imprimerie, la première installation a vu le jour en 1902. Elle a été en activité jusqu’en 1987. Une menuiserie a aussi été en fonction sur le site jusqu’en 1988.

Des activités éducatives

En plus de l’exposition axée sur les métiers, l’équipe du musée a préparé une programmation permettant aux visiteurs de découvrir les métiers anciens. Il y aura, par exemple, des ateliers de création où les enfants pourront s’initier aux métiers de l’impression et au tricot. « Il leur sera possible d’écrire des mots avec des lettres aimantées, comme cela se faisait à l’époque », dit Mme Turgeon.

En outre, lors de la Journée des musées, le 26 mai, et à trois occasions durant le mois de juillet (7, 21 et 28 juillet), des artisans seront sur place pour faire découvrir aux visiteurs des savoirs et des métiers ancestraux dans le cadre de l’activité intitulée Cent fois sur le métier. Le 26 mai, le public pourra découvrir le métier de forgeron, tel qu’il était exercé au XVIIIe siècle. Le 7 juillet, ce sera au tour de la tonnellerie (métier consacré à la fabrication ou à la réparation de tonneaux). Le 21 juillet, la journée sera consacrée à la reliure et à la calligraphie ancienne et la semaine suivante, le 28, les visiteurs en apprendront davantage sur le tissage, la broderie et la dentellerie.

Les visiteurs pourront ainsi constater par eux-mêmes que les choses se faisaient beaucoup plus manuellement dans les temps anciens.