Les iris de Caillebotte resteront au pays

L’huile sur toile Iris bleus, jardin du Petit Gennevilliers peinte par Gustave Caillebotte (1848-1894) en 1892 restera au pays, du moins pour le moment. Elle pourra, au gré de son propriétaire, demeurer entre ses mains ou être vendue à un des musées canadiens qui avaient manifesté leur intérêt à l’acquérir à une juste valeur marchande. Rappelons que c’est pour savoir si cette toile pouvait sortir définitivement du pays vers son nouveau preneur à Londres, comme le souhaitaient son propriétaire et la maison d’enchères Heffel, qu’un débat juridique s’est joué. Ce débat a été tranché mardi dernier par la Cour d’appel fédérale, qui a réinstitué la notion « d’importance nationale » originale, notion qui préside à l’évaluation des biens culturels.