Marie-Jeanne Musiol et le monde lumineux des plantes

Photo tirée de «La forêt radieuse»
Photo: PFOAC Photo tirée de «La forêt radieuse»
Les images d’une nature précaire se font de plus en plus nombreuses. Dans ce contexte, celles produites par Marie-Jeanne Musiol se taillent une place singulière, tel un acte de résistance porté par une fascination immodérée envers les végétaux, ce dont rend compte La forêt radieuse. Un herbier énergétique (PFOAC, 2018), publication substantielle lancée l’automne dernier.

Elle présente l’herbier de l’artiste, des images de feuilles nimbées. Depuis 1997, l’artiste capte par un procédé électromagnétique l’empreinte lumineuse de végétaux, démarche qui doit beaucoup aux sciences. Plus que les notes théoriques — et leur savante bibliographie — qui relient autant la biologie et la physique quantique que la médecine, l’ouvrage fait lire les propos sentis de l’artiste qui commente amoureusement son projet. Aucune « signature vibratoire » des végétaux ne l’indiffère. « Quand j’ouvre le grand livre de la nature, elle brille de toute part », écrit-elle.

Lauréate en novembre dernier du prix Hommage de la Ville de Gatineau pour son implication dans la communauté, notamment en tant que cofondatrice du centre Daîmön, à Gatineau, Marie-Jeanne Musiol livre un plaidoyer captivant en faveur d’une botanique énergétique, capable d’ouvrir sur des approches holographiques et multidimensionnelles du monde. Son travail récent, en photo et en vidéo, fait également l’objet d’une exposition chez Pierre-François Ouellette art contemporain (963, rue Rachel Est, Montréal), jusqu’au samedi 2 mars.