Hommage au «sismographe des origines»

Les matériaux bruts de Heward, ses bois peints ou ses rayonnes attachées et marquées d’un seul trait côtoient une multitude d’objets.
Photo: Guy L’Heureux Les matériaux bruts de Heward, ses bois peints ou ses rayonnes attachées et marquées d’un seul trait côtoient une multitude d’objets.

À la jeune galerie Catalogue, l’éclectisme des œuvres et le mélange des époques dictent les expositions, animées par la volonté du propriétaire, l’homme d’affaires Pierre Bourgie, « [d’]abattre les frontières du temps ».

C’est dans cet esprit intemporel, et dans une économie de moyens, style que la galerie affiche depuis 2017, que travaillait John Heward, décédé en novembre et sujet ici d’une expo-hommage baptisée Pour John Heward, présentée jusqu’au 2 février. Pour Bourgie, le peintre, sculpteur et musicien, en tant qu’auteur d’un art qui « puise sa source dans la nuit des temps », est « un sismographe des origines ». Les matériaux bruts de Heward, ses bois peints ou ses rayonnes attachées et marquées d’un seul trait côtoient une multitude d’objets.

Il y a ceux de cultures dites primitives, tels que les sculptures en racines de fougère du Vanuatu. Mais aussi ceux d’artistes contemporains, parmi lesquels la dépouillée gouache Composition lyrique (1961) d’Edmund Alleyn, ou une acrylique teintée de frénésie de 1958 signée Ulysse Comtois.