Sur le radar: calendrier du MBAM

Photo: disciple tardif de Robert Boyvin, «L’adoration des mages», vers 1500 (1495-1505), Rouen, folio d’un livre d’heures manuscrit en latin à l’usage de Rouen (détail). Montréal, bibliothèque de l’Université McGill, livres rares et collections spécialisées, legs de Catherine Rhodes Tudor-Hart, 1972.
Photo: Gregory Houston Photo: disciple tardif de Robert Boyvin, «L’adoration des mages», vers 1500 (1495-1505), Rouen, folio d’un livre d’heures manuscrit en latin à l’usage de Rouen (détail). Montréal, bibliothèque de l’Université McGill, livres rares et collections spécialisées, legs de Catherine Rhodes Tudor-Hart, 1972.

Comme on peut le lire dans le Catalogue raisonné des livres d’heures conservés au Québec — ouvrage dirigé par Brenda Dunn-Lardeau —, 24 livres d’heures, manuscrits et imprimés, sont conservés dans la province.

À cela s’ajoutent quelques pièces connexes, fragments d’ouvrages démembrés… Des œuvres réalisées entre 1225 et 1583. Cinquante de ces trésors sont à l’honneur jusqu’à dimanche au Musée des beaux-arts de Montréal dans une présentation très soignée et très bien documentée. On y apprend comment les livres d’heures — ouvrages de dévotion privée « centrés sur l’Office de la Vierge » — furent en effet souvent, comme bien d’autres manuscrits enluminés, démembrés à partir du XVIIe siècle.

Il s’agissait alors de mettre en avant certaines pages comme on le ferait avec de petits tableaux…

Resplendissantes enluminures

Livres d’heures du XIIIe au XVIe siècle dans les collections du Québec. Jusqu’au 6 janvier au MBAM.