Apprendre l’histoire de Montréal et plus

Stéphane Gagné Collaboration spéciale
Il y a beaucoup à apprendre au musée Pointe-à-Callière.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Il y a beaucoup à apprendre au musée Pointe-à-Callière.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Situé dans le Vieux-Montréal, le musée d’archéologie et d’histoire Pointe-à-Callière permet d’en apprendre beaucoup sur les origines de Montréal, grâce aux expositions permanentes, mais aussi sur d’autres civilisations et phénomènes de société, grâce à des expositions temporaires, auxquelles s’ajoutent de nombreuses activités éducatives destinées aux jeunes. Brève visite.

Depuis le printemps 2017, un parcours sur plancher de verre dans le pavillon Québecor, le septième du musée, permet de se promener au-dessus des vestiges du fort Ville-Marie, datant du XVIIe siècle. Cette exposition, appelée Ici a été fondée Montréal,est le résultat de fouilles archéologiques menées de 2002 à 2015.

Le musée Pointe-à-Callière offre toutefois beaucoup plus aux visiteurs. À travers ses expositions permanentes, on peut en apprendre sur les bâtisseurs de Montréal et sur la grande paix de 1701. Deux autres expositions permettent aux visiteurs de déambuler dans le premier égout collecteur en Amérique du Nord, érigé entre 1832 et 1838, et dans les vestiges du premier cimetière de Ville-Marie, datant de 1643.

D’autre part, l’exposition Pirates ou corsaires ?, destinée aux enfants et aux familles, fait revivre l’univers de Pierre Le Moyne d’Iberville, un capitaine de navire qui a dû affronter l’ennemi dans le golfe du Saint-Laurent, dans le contexte de la guerre franco-britannique au XVIIIe siècle.

Reines d’Égypte

En cours jusqu’au 4 novembre, l’exposition Reines d’Égypte, réalisée en collaboration avec le Museo Egizio de Turin (Italie), permet de contempler plus de 350 objets de l’Égypte ancienne, parmi lesquels on trouve des statues monumentales, des fresques, des sarcophages et des bijoux ayant appartenu notamment aux reines Néfertari et Néfertiti.

À noter qu’il sera possible de visiter l’exposition à un tarif réduit (8 $ pour les adultes au lieu de 22 $, réductions offertes aussi aux enfants et aux familles) lors de la Soirée des bibliothèques publiques, le 24 octobre, de 17 h 30 à 21 h.

Dans le cadre de cette exposition, une série de six conférences a été organisée avec le musée de Turin. La dernière, intitulée L’idée de l’Égypte et la renaissance italienne, se tiendra le 30 octobre, à 11 h.

Allô Montréal

L’exposition Allô Montréal, réalisée en collaboration avec Bell, saura intéresser les passionnés de télécommunications et les curieux. Elle présente l’histoire de la téléphonie de ses débuts, en 1874, jusqu’aujourd’hui à l’aide des collections de Bell, composées de 250 objets, films d’archives, documents et photographies. Elle se termine le 6 janvier prochain.

Hommage à La petite vie

Sur une note plus légère, il sera possible, à partir du 5 décembre, de visiter une exposition temporaire pour souligner le 25e anniversaire de la série humoristique La petite vie. Les visiteurs pourront ainsi se promener dans les décors de l’émission et en regarder des extraits, des bloopers et des entrevues. Dans le cadre d’une entrevue réalisée pour une publication du musée, l’auteur de la célèbre série, Claude Meunier, affirmait que si c’était à refaire, il ne changerait rien. « Tout est là », disait-il.

Des activités pour les jeunes

Pointe-à-Callière possède un imposant programme scolaire qui attire plus de 100 000 jeunes par année. « Ce programme est associé aux expositions permanentes et temporaires qui se tiennent au musée », mentionne Annick Deblois, responsable de l’action culturelle au musée. Par exemple, une visite interactive est offerte aux jeunes du 3e cycle du primaire et du 1er et du 2e cycle du secondaire dans le cadre de l’exposition Reines d’Égypte.

Les activités à venir susceptibles de beaucoup intéresser les jeunes concernent l’Halloween et Noël. Ainsi, pour le temps de l’Halloween, le musée a créé l’activité Drôle de fantômes. « Il s’agit d’une animation théâtrale, destinée aux enfants âgés de 4 à 10 ans, où les jeunes seront plongés dans l’univers des drôles de fantômes du musée, dit Mme Deblois. Grâce à une histoire originale imaginée par l’auteur Simon Boulerice, les enfants découvriront le musée d’une façon ludique et interactive. » L’activité aura lieu les 27 et 28 octobre, de 11 h 30 à 15 h.

Pour le temps des Fêtes, les jeunes pourront découvrir qui est le vrai père Noël. « Une animation théâtrale mènera les jeunes aux origines du père Noël, poursuit Mme Deblois. Dans un parcours, parallèle aux expositions, les jeunes pourront visiter quatre stations où sera relatée une tradition se rapportant au père Noël. Il y aura la tradition russe, Babouchka, le père Lenoir, Melchior et notre père Noël traditionnel en habit rouge. » Cette activité sera offerte aux familles les 15, 16, 22 et 23 décembre, ainsi que du 24 au 31 de ce même mois.

Toujours durant le temps des Fêtes, du 2 au 6 janvier, les familles pourront participer à des activités créatives inspirées de l’exposition La petite vie. « Ils pourront réaliser des sérigraphies, par exemple, en imitant la tapisserie kitsch présente dans l’émission », dit Mme Deblois.