Barbares et toujours actuels, les Poèmes de Jean McEwen

Jean McEwen, Odeur-de-papillon, 1998
Photo: Guy L’Heureux Jean McEwen, Odeur-de-papillon, 1998
Il y a vingt ans, le peintre montréalais Jean McEwen (1923-1999) lançait son chant du cygne, un coup de tonnerre intitulé Poèmes barbares (1997-1998). Le corpus d’une trentaine d’huiles, magnifié par sa maîtrise de la couleur — des couleurs saturées et des associations inusitées entre elles —, résonne encore avec éclat. C’est le constat qu’il faut tirer devant la douzaine de Poèmes barbares réunis une fois de plus, vingt plus tard, à la galerie Simon Blais.

La série, « véritable exaltation de la couleur », comme le qualifiait l’historienne de l’art Constance Naubert-Riser dans le catalogue publié à l’époque par Les 400 coups, place Jean McEwen dans la ligne directe des coloristes postimpressionnistes, Gauguin en premier lieu.

À noter qu’il est encore possible de se procurer des exemplaires de cette publication, l’outil de référence en ce qui a trait à la dernière décennie de McEwen. Le peintre, lui, s’est éteint en janvier 1999, à peine quelques jours après la fin de l’expo.

Poèmes barbares

De Jean McEwen, à la galerie Simon Blais, 5420, boulevard Saint-Laurent, jusqu’au 6 octobre