2017, année record de fréquentation dans les musées québécois

Pointe-à-Callière, cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Photo: Jacques Grenier Archives Le Devoir Pointe-à-Callière, cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

Les fêtes du 375e de Montréal et du 150e du Canada ont été payantes du point de vue des fréquentations pour le secteur muséal québécois.

Les musées et centres d’exposition ont établi un nouveau record en 2017 en attirant 16,9 millions de visiteurs, soit 2,2 millions de plus qu’en 2016 et près de 5 millions de plus qu’en 2015.

Ce bond exceptionnel ressort des statistiques officielles dévoilées lundi matin par l’Observatoire de la culture et des communications du Québec. Le document de la série Optique culture couvre les années 2016 et 2017, tout en permettant des comparaisons remontant à 2013.

L’Observatoire base sa synthèse sur des données qui incluent les entrées payantes et gratuites tout en distinguant les activités intra-muros (dans ses murs) et extra-muros (organisées dans une école ou un parc par exemple). Le chiffre record de près de 17 millions de visiteurs additionne les deux types d’expositions.

L’Observatoire a sondé 406 institutions muséales du Québec. Les données visent six catégories d’établissements : les musées de sciences, les lieux d’interprétation d’histoire, les musées d’histoire, les musées d’art, les lieux d’interprétation en science et les centres d’exposition.

Voici d’autres faits saillants de l’enquête.

Histoire. Le passé domine. Les lieux d’interprétation en histoire, ethnologie et archéologie (23,8 %) et les musées des mêmes secteurs (22,3 %) totalisent plus de 45 % de la fréquentation muséale en 2017. Les quelque 260 institutions du secteur ont attiré plus de 8,3 millions de visiteurs. Par rapport à la moyenne des cinq dernières années, ce sont aussi les institutions consacrées à l’histoire, à l’ethnologie et à l’archéologie qui voient leur fréquentation progresser le plus.

Arts et sciences. Bien qu’ils ne représentent que 14 % des établissements, ceux voués aux sciences attirent plus du tiers (36 %) de la fréquentation globale. Par contraste, les 90 musées et centres consacrés à l’art attirent une proportion plus restreinte de visiteurs (18 % du total).

Montréal et Québec. Les institutions de la métropole comptent pour 16 % du total avec plusieurs institutions phares du secteur (MBAM, MACM, McCord, Centre des sciences, etc.). Elles ont enregistré 6,8 millions d’entrées intra-muros en 2017, soit 44 % du total québécois, un gonflement de 1 million de visiteurs de plus qu’en 2016. « Ce résultat peut sans doute être attribué aux activités entourant le 375e anniversaire de la ville de Montréal », note la synthèse. Les musées de Québec enregistrent 2,86 millions de visites intra-muros, à peine 4000 entrées de moins que le record établit en 2008 au moment du 400e anniversaire de la ville.

Scolaire. La fréquentation de la clientèle des écoles a augmenté du quart l’an passé par rapport à 2016, annus horribilis avec ses 801 000 entrées des écoliers. Des moyens de pression exercés par les enseignants avaient entraîné le boycottage partiel des sorties scolaires. Les musées d’art (+39 %) ont particulièrement bénéficié du retour des classes aux tourniquets.

Estival. Les visites aux musées se font surtout l’été dans ce pays de neige, et plus encore en juillet et en août, mois qui enregistrent une moyenne de 2,7 millions d’entrées chacun. Par contraste, au temps très froid de janvier, la fréquentation chute sous les 600 000 visites. Dans certaines régions, la fréquentation estivale peut même représenter près de la moitié de toutes les visites enregistrées pendant une année.