Rébus visuels picassiens

Les formes et les couleurs de l’oeuvre de Pablo Picasso ont commencé à imprimer leur personnalité au Musée des beaux-arts de Montréal, qui décaissait lundi Grande nature morte au guéridon. Peinte en 1931, l’huile aux courbes généreuses dissimule le corps de la nouvelle maîtresse de l’artiste, raconte la directrice générale et conservatrice en chef, Nathalie Bondil. « Par anamorphose, Marie-Thérèse Walter devient une femme fruit. Les courbes se transforment en seins ; le pichet est un utérus qui cache une maternité future. […] Les formes organiques deviennent autant de rébus visuels. » La peinture fera partie de l’exposition D’Afrique aux Amériques : Picasso en face-à-face, d’hier à aujourd’hui, qui débutera à la mi-mai.

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