«Pour les gens. Pour la Terre»: Foster, humaniste monumental

Maquette de la tour radiale de Londres, qualifiée de «cornichon»
Photo: Michel Brunelle Maquette de la tour radiale de Londres, qualifiée de «cornichon»
Les superlatifs abondent pour décrire l’architecture de Foster + Partners, la firme du Britannique Norman Foster. Le siège de la Commerzbank, emblème de Francfort, a été le plus haut gratte-ciel d’Europe lors de son inauguration en 1997. Le viaduc de Millau, dans le Sud-Ouest français, possède les plus hauts pylônes du monde parmi d’autres records. L’aéroport de Pékin est le plus grand de tous.

Ces oeuvres et toutes celles réalisées souvent en acier et en verre depuis 1967 n’aspirent pas à la grandiloquence, mais respirent un grand humanisme et un respect environnemental. C’est le propos que défend l’exposition Pour les gens. Pour la Terre au Centre de design de l’UQAM, jusqu’au 15 avril.

Cette architecture n’est pas sobre — pensons à la tour radiale de Londres, qualifiée de « cornichon ». Mais derrière les formes élancées ou les coques, il y a chez Foster un souci pour des oeuvres écoresponsables. L’ancien assistant de Buckminster Fuller a conçu un des premiers toits verts en 1975, et sa transformation du Reichtag allemand produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. L’expo présente 12 cas, dont celui en cours de réalisation : le nouvel aéroport de Mexico, un projet d’envergure monumentale, mais qui réduira les distances de marche.