Ursula Johnson obtient le Sobey

Photo: Rita Taylor avec la permission du Banff Centre

Il aura fallu 14 éditions du prix Sobey avant que la prestigieuse récompense de 50 000 $ échoie à un artiste de la région Atlantique. Le jury 2017, réuni à Toronto, a choisi d’honorer Ursula Johnson, de la Nouvelle-Écosse, là où est établie la fondation à l’origine du prix remis depuis 2002. Auteure de performances et d’installations basées sur des processus de collaboration, Ursula Johnson s’interroge sur les notions d’identité, de nation, de territoire. Le jury pancanadien, auquel siégeait Claude Bélanger, directeur de la Manif d’art, récompense une « voix forte », qui « redéfinit les matériaux traditionnels et réimagine les histoires colonisées ». Pour une première fois, la finale du Sobey regroupait une majorité de femmes (4 sur 5), ainsi que plus d’un artiste autochtone. Outre Ursula Johnson, d’origine micmaque, Raymond Boisjoly, de la nation haïda et représentant de la côte ouest et du Yukon, s’y trouvait. Divya Mehra (Prairies et Nord), Bridget Moser (Ontario) et Jacynthe Carrier (Québec) étaient les autres candidats. Sur la photo : Moose Fence (Clôture à orignal), composée de bois d’oeuvre, d’une clôture, d’une barrière anti-cervidés et d’éclairage, est l’oeuvre qu’Ursula Johnson présente dans le cadre de l’exposition du prix Sobey 2017, au Art Museum de l’Université de Toronto.