Lumière estivale sur le musée

Alice Mariette Collaboration spéciale
«Shard of Light» de Nizam
Photo: Source Musée régional de Rimouski «Shard of Light» de Nizam

Ce texte fait partie du cahier spécial Été des musées

Lors de sa première grande veillée d’été le 26 août prochain, le Musée régional de Rimouski présentera ses trois mandats en une seule journée. L’art contemporain avec l’exposition « Lumens, les sciences avec À plumes ou à poils dans le froid… »  et l’histoire avec un concert de musique traditionnelle offert par le groupe local La Queue du Loup.

Avec sa veillée d’été, le musée prévoit séduire à la fois les touristes et les Rimouskois, tout en soulignant l’arrivée des étudiants dans la ville. Une première pour l’établissement, qui ouvrira gratuitement ses portes toute la soirée du 26 août. On nous promet une ambiance festive avec la présence d’une « câleuse » et le concert de musique traditionnelle de La Queue du Loup.

Journée de la famille

Autre nouveauté cette année, le dimanche 24 juillet, le musée offrira une Journée de la famille dans le cadre des Grandes Fêtes TELUS. Au programme, visite gratuite du musée, jeux gonflables sur le parvis et activité d’empreintes avec des pommes de terre, dans le cadre de l’exposition À plumes ou à poils dans le froid…« L’idée est de créer une oeuvre collective, un tableau d’empreintes géant », explique l’agente à l’éducation et à l’action culturelle, Brigitte Lacasse.

C’est d’ailleurs cette exposition sur les animaux de la forêt boréale et de la toundra arctique qui assure le volet scientifique du musée. « Cette exposition s’adresse autant aux jeunes qu’aux adultes, chacun va y trouver son compte », indique Nathalie Langelier, archiviste des collections. Le public peut toucher plusieurs spécimens d’animaux, comme le carcajou, le boeuf musqué ou le phoque. L’exposition fait aussi le lien entre les changements de comportement des animaux et le réchauffement climatique. À la fin de leur visite, les plus jeunes pourront participer à des ateliers de création d’empreintes dans l’argile.

Une place pour l’art contemporain

La conservatrice de l’art contemporain du musée, Ève De Garie-Lamanque, a mis en place deux expositions cet été, Lumens et Un printemps encore. « Le thème de la lumière étant plutôt général, je voulais l’aborder de manière différente pour que ça devienne pertinent, explique-t-elle. Avec Lumens, ça ne m’intéressait pas d’aller dans le littéral. » Elle a ainsi, au fil des ans, regroupé les oeuvres très différentes de 11 artistes du Québec et de l’international. Elle explique que c’est notamment le travail du photographe canadien James Nizam, dont les clichés semblent représenter des formes géométriques en lumière, qui a été le point de départ pour cette exposition.

Lumens est divisée en trois sections. D’un côté, les oeuvres avec des déplacements et d’un autre celles des artistes qui semblent dessiner avec la lumière et l’ombre portée. La dernière partie regroupe trois artistes qui poussent la photographie et les matériaux du procédé photographique à leurs limites en les utilisant d’une façon inusitée.

Pour finir, Un printemps encore est un assemblage de textes et d’images, un dialogue entre les idées et les disciplines, et une symbiose de deux esprits créateurs du Bas-Saint-Laurent.

À voir en vidéo