Une expo tout en BD

Anne Gaignaire Collaboration spéciale
Le Musée canadien de la guerre marque les cent ans de la Première Guerre mondiale en BD.
Photo: Source Musée canadien de la guerre Le Musée canadien de la guerre marque les cent ans de la Première Guerre mondiale en BD.

Ce texte fait partie du cahier spécial Été des musées

Le Musée canadien de la guerre, à Ottawa, continue de marquer les 100 ans de la Première Guerre mondiale avec, dès le 10 juin, son exposition phare de cet été qui portera sur la guerre aérienne que se sont livrée les pays engagés dans le conflit entre 1914 et 1918. Une exposition réalisée sur un mode original qui plaira notamment aux familles : la bande dessinée.

Neuf personnages racontent leur histoire. Des individus des deux camps — petite fille britannique dont la ville a été bombardée par les airs, pilotes allemand et canadien d’avion ou de zeppelin, formatrices américaines de pilotes, etc. — qui ont réellement existé et qui, par leur témoignage, permettent aux visiteurs de rentrer dans la grande histoire par la petite porte des vies quotidiennes de cette époque troublée de la Première Guerre mondiale.

Plutôt que de recourir à de longs textes explicatifs, l’exposition intitulée Un ciel meurtrier. Guerre aérienne, 1914-1918 a été conçue comme un récit illustré. « Le visiteur entrera dans une bande dessinée géante, explique Caroline Dromaguet, gestionnaire expositions et initiatives stratégiques au Musée canadien de la guerre. Durant son parcours, il rencontrera les neuf personnages, pourra écouter leur histoire. Il y aura beaucoup d’interactivité et plus de 80 objets exposés. »

Une maquette de zeppelin, une copie d’avion de l’époque, des uniformes, des lettres : l’espace des expositions temporaires sera entièrement occupé par les traces de cette guerre aérienne, la première de l’histoire du monde. Tandis que la Première Guerre mondiale reste associée aux tranchées, l’utilisation de l’aviation pendant cette période « est un sujet méconnu alors que c’est pourtant une étape très importante. Avec les débuts aériens, les armées sont sorties des tranchées, elles surveillaient les ennemis du ciel dans des ballons puis bombardaient des zeppelins, transportaient des troupes dans des avions, etc. Ça a changé durablement la façon de se battre », indique Caroline Dromaguet.

Pour tenter de mieux appréhender la réalité de cette époque, plusieurs activités sont prévues : monter dans la nacelle d’un ballon, s’habiller comme un pilote et préparer sa mission, piloter un avion en bougeant devant un écran.

Après Un ciel meurtrier. Guerre aérienne, 1914-1918, exposée jusqu’au 29 janvier 2017, le musée, qui continuera de commémorer la Première Guerre mondiale jusqu’en 2018, a prévu marquer l’année prochaine les 100 ans de la bataille de Vimy, que les militaires canadiens ont remportée au prix de plus de 3000 morts. L’année suivante, une exposition s’attardera sur les 100 derniers jours de la Première Guerre mondiale.

En parallèle avec Un ciel meurtrier. Guerre aérienne, 1914-1918, le Musée canadien de la guerre présentera cet été une exposition sur la bataille de Beaumont-Hamel, qui a eu lieu dans la Somme, en France, en 1916, et où de nombreux Canadiens, notamment des Terre-Neuviens, sont morts lors de l’assaut contre les lignes allemandes. Une autre montrera des photos des archives militaires sur cette bataille. Enfin, comme chaque année, le musée accueillera, pour son premier arrêt au Canada, les photos du World Press Photo.

À voir en vidéo