Le Musée de la photo de Drummondville survivra

Le Musée de la photo de Drummondville pourra rouvrir ses portes. Le conseil municipal a en effet finalement décidé lundi soir de reconduire la subvention à l’organisme culturel pour 2016, après l’avoir remise en question en octobre dernier.

Le Musée de la photo de Drummondville a été créé en 2003 par Jean Lauzon, photographe de profession et détenteur d’un doctorat en sémiologie de la photo. Cet automne, le musée employait deux personnes, le directeur, Jean Lauzon, et une technicienne en muséologie. Son budget de quelque 100 000 $ provenait surtout de deux subventions de la municipalité et de la MRC, respectivement de 45 000 $ et de 40 000 $, et d’une portion d’autofinancement de quelque 20 000 $, selon M. Lauzon.

Cet automne, les deux employés avaient perdu leur emploi jusqu’à nouvel ordre, faute de budget.

Pétition

À la suite de cette décision, une pétition a circulé réclamant la réouverture du musée. Cette pétition évoquait entre autres la fermeture, en 2009, du Musée de la photographie contemporaine à Ottawa, et signalait l’importance de la présence d’un musée de la photo au Canada. L’historien Michel Lessard s’est également porté à la défense de l’établissement et de son directeur. M. Lessard avait notamment relevé l’importance de la présence de musées spécialisés en région, citant en exemple le Musée des religions de Nicolet, ou le Musée maritime de L’Islet-sur-Mer. Ces établissements jouent le rôle de carrefours culturels dans leur milieu, a-t-il dit.

Autofinancement

Lundi soir, le conseil municipal de Drummondville a accepté de reconduire sa subvention, tout en demandant au musée d’accroître sa part d’autofinancement.

La municipalité a également demandé que soient écartés du conseil d’administration du musée ses employés ainsi que les membres de leur famille.

« Mon poste de directeur sera renégocié », a dit M. Lauzon.

M. Lauzon ajoute qu’il souhaiterait que les ententes ne soient pas négociées tous les ans pour permettre au musée d’organiser des expositions plus longtemps à l’avance.

« Si on passe la moitié de notre temps à négocier », dit-il, il ne reste plus assez de temps pour animer le musée.