À voir à la télévision le dimanche 18 janvier - L'avenir radieux...

Matt Groening a toujours été un mordu de science-fiction. Aussi était-il tout à fait normal qu'après avoir connu l'un des succès les plus considérables de l'histoire du dessin animé avec Les Simpson, il se fasse plaisir en projetant des personnages dans un lointain avenir. Le résultat en est Futurama, dont le premier des quelque 300 épisodes, diffusé en mars 1999, a attiré 19 millions de téléspectateurs. Mais au bout du compte, la série n'a jamais obtenu la moitié de la popularité des Simpson.

Le dessin des deux séries est très similaire, tout comme le fort contenu de satire sociale. Futurama raconte les péripéties de Philip J. Fry, un livreur de pizza new-yorkais de 25 ans qui, à la veille du jour de l'An 2000, tombe dans une machine à congeler les cadavres. Il se réveillera mille ans plus tard, à New New York — la ville originale a été détruite par une attaque extraterrestre pendant le troisième millénaire —, et tentera de comprendre ce monde inconnu et d'y vivre.

Futurama regorge de gags juteux sur les travers de la société américaine, souvent présentés à la dérobée, en fond de scène, comme dans Les Simpson. (Groening oblige à une attention constante, sinon on est certain de rater plusieurs blagues.) Le déploiement de l'action dans le futur autorise par ailleurs toutes sortes d'inventions loufoques, comme une fille cyclope, un robot kleptomane, alcoolique et fumant le cigare, de même qu'une cabine à suicide.

Ceux qui apprécient la traduction française des Simpson parce qu'elle est faite (brillamment, du reste) au Québec devront toutefois se contenter ici d'un doublage made in France. Dès la première minute du premier épisode, l'un des protagonistes lance d'ailleurs: «Ah c'que tu crains, pauvre naze.» On est loin de Marc Labrèche en Krusty...

Futurama

Télétoon, 21h30 et 23h30