Hommage monumental

Robert Roussil crée, en 1964, le premier symposium international de sculpture sur le mont Royal. Cinquante ans plus tard, Monumentum, symposium international de sculpture à Sutton, rend hommage à l’artiste décédé en 2013 à l’âge de 88 ans.
Photo: Jacques Grenier Le Devoir Robert Roussil crée, en 1964, le premier symposium international de sculpture sur le mont Royal. Cinquante ans plus tard, Monumentum, symposium international de sculpture à Sutton, rend hommage à l’artiste décédé en 2013 à l’âge de 88 ans.

Il sculptait des oeuvres plus grandes que nature. Prenait le bois, la pierre ou le métal à bras-le-corps : Atlas portant la Terre sur son épaule. Pionnier de l’art monumental au Québec, Robert Roussil a vécu aussi avec sa patrie une relation tumultueuse. Une première rétrospective depuis la mort de l’artiste l’an dernier prend l’affiche dans la petite ville de Sutton. Et un symposium d’art monumental lui rend hommage.

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3 commentaires
  • Jean-Luc Malo - Abonné 8 août 2014 02 h 22

    L'oeuvre La Famille

    Bravo pour cette magnifique initiative.
    Un mot pour mentionner que l'oeuvre La Famille est exposée au Musée des Beaux-Arts de Montréal.
    Jean-Luc Malo
    abonné

  • Pierre Samuel - Inscrit 8 août 2014 09 h 07

    Autre glorieux oublié !

    Robert Roussil se disait ouvertement anarchiste. Il va de soi, comme plusieurs artistes exilés de cette époque, qu'il se sentait "étranger en son propre pays" comme l'a aussi chanté Félix. De plus, il abhorrait le nationalisme chauvin de Lionel Groulx qui a longtemps eu cours et qui existe encore à certains égards..

    Quant à sa sculpture érigée lors du premier symposium international sur le Mont-Royal, elle fut effectivement démantelée aprèes quelques années sans qu'il en fut avisé.

    Il vécut donc la majorité de sa vie en France et à l'instar de nombreux autres comme lui, le Québec lui rend hommage maintenant qu'il n'est plus...

  • Michel de Noncourt - Abonné 9 août 2014 21 h 19

    Roussil mentor sans peur des années 60

    Le manifeste de Roussil a eu ses échos jusque dans les Maritimes il se faut de souligner.
    Ici en Nouvelle-Écosse le précédent gouvernement NPD a accepté d'introduire un projet de loi sur les droits de l'artiste il y a deux ans.
    Au Conseil des Arts de la N.É où je siège, on travaille continuellement en comité pour donner des dents à cette législation qui reconnait finalement la profession d'artiste comme étant essentiel à la culture, à la communauté et à l'économie néo-écossaise ! Kudos pour une supposée pauvre petite province !!!