Un tour du Québec où la nature et la culture se conjuguent

Pierre Vallée Collaboration spéciale
Dans le Bas-Saint-Laurent, sur le site historique de la Pointe-au-Père, il est toujours possible de visiter un ancien sous-marin de la Marine canadienne, l’Onondaga.
Photo: Site historique maritime de la Pointe-au-Père Dans le Bas-Saint-Laurent, sur le site historique de la Pointe-au-Père, il est toujours possible de visiter un ancien sous-marin de la Marine canadienne, l’Onondaga.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

L’été pointe le nez et, avec lui, le temps des vacances. Nombreux alors seront les Québécois qui prendront la clef des champs. Pourquoi ne pas en profiter pour s’offrir une sortie au musée ? L’offre au Québec est abondante et vraiment diversifiée. En voici un coup d’oeil.

À Québec, c’est la réouverture du site historique et archéologique l’Îlot des Palais qu’il faut souligner. Une nouvelle exposition y est présentée. « L’exposition est située dans d’authentiques voûtes du XVIIIe siècle, précise Michel Perron, directeur général de la Société des musées québécois (SMQ). Il s’agit d’une exposition immersive qui, grâce à l’utilisation de tables intelligentes, propose un véritable voyage dans le temps. » Le visiteur pourra aussi aller sur le site faire des fouilles virtuelles. « À l’aide d’une tablette numérique, il sera possible de voir apparaître les artefacts là où ils ont été trouvés. »

 

Les cours d’eau

 

À Tadoussac, le Centre d’interprétation des mammifères marins offre des cours de chants de baleine grâce au « baleinophone », une invention du conteur Simon Gauthier, avec lequel le visiteur devra apprendre à imiter les vocalises des rorquals à bosse et des bélugas. « C’est une activité qui est très ludique, mais aussi informative, car on apprend beaucoup de choses sur ces mammifères marins. »

 

À Saguenay, le Musée du fjord propose un spectacle multimédia qui permet de découvrir la beauté du fjord. « Ici aussi, il s’agit d’un spectacle immersif qui présente la géomorphologie du fjord, d’un point de vue terrestre, mais aussi aérien et sous-marin. C’est très spectaculaire. »

 

Dans le Bas-Saint-Laurent, le site historique de la Pointe-au-Père, là où se trouve le phare de Pointe-au-Père, présente un spectacle multimédia sur la tragédie de l’Empress of Ireland. Le spectacle fait la comparaison avec le naufrage du Titanic. « Le visiteur y fera même la connaissance de William Clark, un individu qui a survécu aux deux naufrages. » Il est aussi possible de visiter un ancien sous-marin de la Marine canadienne, l’Onondaga. Les plus téméraires pourront même y passer une nuit sous le commandement d’un capitaine d’armes afin d’y obtenir leurs insignes de sous-marinier.

 

À Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie, c’est le fleuve Saint-Laurent qui s’offre aux visiteurs grâce aux excursions écotouristiques en zodiac couvert organisées par Exploramer. Deux thématiques sont offertes : la première permet de découvrir l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, et la deuxième permet de participer à la cueillette de données scientifiques concernant la vie dans le Saint-Laurent.

 

La nature

 

Les amateurs de plantes et de fleurs se rendront aux Jardins de Métis, où la 15e édition du Festival international de jardins se tiendra. On y attend des créateurs de jardins des États-Unis, de la Suisse, de l’Espagne et même de la Corée du Sud. « Il est aussi possible de visiter les jardins traditionnels, à l’anglaise. De plus, on peut en profiter pour casser la croûte, car le restaurant y offre une cuisine de qualité à prix abordable. »

 

Les amateurs et propriétaires d’animaux ne voudront pas rater les deux expositions temporaires qui sont consacrées aux animaux au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke. La première exposition porte sur les moyens de communication des animaux, et la deuxième porte sur les moyens de locomotion des animaux. Le visiteur pourra aussi en profiter pour assister au spectacle multimédia Terra Mutantès. « Ce spectacle propose de voir l’évolution du paysage des Cantons-de-l’Est de la préhistoire à aujourd’hui. D’ailleurs, le voyage se termine dans le stationnement du musée. Il s’agit d’un spectacle immersif. En plus des images et du son, le spectacle utilise plusieurs techniques qui mettent à contribution tous les sens. Ainsi, lorsque les images présentent un environnement chaud, la chaleur environnante augmente. On peut même sentir les vibrations au sol lorsque le tonnerre éclate. »

 

Industrialisation

 

Ceux qui s’intéressent à l’industrialisation du Québec se rendront à Trois-Rivières, au centre d’histoire de l’industrie papetière Boréalis. L’exposition, qui a lieu dans l’ancienne usine de filtration de la Canadian International Paper, y raconte l’histoire de l’industrie papetière. « Ce qui est touchant, c’est qu’on y retrouve des témoignages d’anciens travailleurs de l’industrie, qui nous parlent de leurs expériences de vie. On est ici en plein patrimoine immatériel. »

 

À Val-d’Or, c’est l’industrie aurifère qui est mise en valeur grâce au village minier de Bourlamaque, nommé la Cité de l’Or. « Ce site historique comprend 65 bâtiments en bois rond qui témoignent de la vie quotidienne des mineurs et de leurs familles. » Une exposition permanente rappelle l’histoire des travailleurs miniers. De plus, il est possible de participer à une chasse grâce à l’usage d’appareils de géolocalisation.

 

Le numérique présent

 

« Plusieurs des expositions aujourd’hui font appel aux technologies numériques, tient à souligner Michel Perron. Le premier pas dans l’univers numérique s’est fait par la numérisation des collections. Mais aujourd’hui, les instruments numériques, comme les tables et tablettes intelligentes, sont devenus des outils utilisés dans les expositions. Et grâce au numérique, les possibilités du multimédia ont explosé. Cela redéfinit la relation entre le musée et le visiteur. C’est la raison pour laquelle la SMQ a décidé d’organiser cet été un colloque portant sur le sujet. Nous chercherons à mettre en avant les meilleures avenues numériques qui s’offrent aux musées québécois pour rendre encore plus intéressante l’offre muséale. »

 

En conclusion, rappelons que les personnes intéressées peuvent obtenir toute l’information qu’elles désirent sur l’offre muséale québécoise en allant sur le site Internet suivant : www.musees.qc.ca.