En cours aux galeries Roger Bellemare et Christian Lambert

Vue sur l’installation.
Photo: Guy L'Heureux Vue sur l’installation.

D’une exposition à l’autre, l’accrochage ravit chez les galeristes Roger Bellemare et Christian Lambert. C’est encore vrai pour celle en cours, dont c’est la dernière journée. Pour l’exposition de groupe qu’il a imaginée et répartie dans les deux espaces, Christian Lambert n’a pas donné de titre, bien que, de son propre aveu, le thème de la ligne bleue s’impose.

 

Il est finement articulé à partir de deux oeuvres clés qui se répondent d’un espace à l’autre. D’un côté, de Romany Eveleigh, une série de collages datée de 1986 fait voir du papier ligné bleu déchiré sans constance. De l’autre, l’oeuvre Instants (2003) de Stéphane La Rue scande onze fois sur le mur un motif bleu, dont les intervalles fixes composent une seule ligne droite virtuelle déterminant l’accrochage irrégulier des tableaux.

 

Aux jeux formels proposés par ces oeuvres bellement réactualisées par l’accrochage répondent diversement les autres autour : lignes suspendues en oblique des modules d’acier de John Heward, constellations de Maclean, rayures peintes de bleus vibrants d’Yves Gaucher et aplats figuratifs des plus récentes gouaches de Michael Merril. Quant à lui, l’assemblage de Roger Bellemare — ici dans son rôle d’artiste — contient poétiquement en miniature les ingrédients de cette exposition, avec son texte, « ligne de correspondance de claire fontaine », et ses pastels bleus.

Collectif