Expositions - Au pays d'Uderzo et de Goscinny

Une fois de plus, le Musée de la civilisation prouve qu'il a du flair. Après un vif succès aux Pays-Bas et en Belgique, l'exposition Astérix et les Romains (en provenance du Rijksmuseum van Oudheden de Leiden) s'arrête à Québec jusqu'au 2 janvier 2005. Pour les amateurs de la célèbre bande dessinée d'Uderzo et Goscinny, voilà une chance inouïe de faire une incursion dans un énorme village où la réalité emprunte également un chemin fantaisiste. Une visite étonnante du monde gallo-romain.

Grâce à quelque 200 objets archéologiques, on retourne à l'époque d'Astérix, d'Obélix, d'Abraracourcix et des autres personnages de la bande dessinée sans jamais compromettre la vraie vie à cette époque. En fait, le parcours a pour objectif de mettre en parallèle les faits réels et l'imaginaire bien connu d'Uderzo et de Goscinny. Pour les jeunes comme pour les adultes, il s'agit d'une incursion ludique aux environs de l'an 50 avant Jésus-Christ.

La scénographie ne manque pas d'impressionner à l'aide d'une reconstitution habile et convaincante. On croise d'abord un énorme panneau où l'on peut apercevoir des images de l'album La Grande Traversée. On entre ensuite dans les sept zones qui permettent de mieux comprendre l'époque gallo-romaine.

Une carte géographique de même qu'une ligne du temps annoncent les prémisses de ce voyage. Comme on a l'habitude au Musée de la civilisation, un jeu interactif permet d'en savoir plus à propos des découvertes archéologiques de l'époque ou de certains grands textes d'historiens de l'Antiquité. Le commentaire mêle l'érudition au plaisir de la plus simple trouvaille. On apprend d'ailleurs que les guerriers gaulois ornaient la façade de leur maison avec des crânes de l'ennemi vaincu et que les Romains étaient de courageux soldats. Un peu plus loin, on entre finalement dans l'imposante reconstitution du village gaulois grandeur nature. Le travail (qui fait partie de l'adaptation du Musée de la civilisation de l'exposition des Pays-Bas) impressionne par son attention au moindre détail.

D'une station à l'autre, on découvre des hameçons ou des couteaux à poisson d'Ordralfabétix, le poissonnier, de même que les fers de lance ou les parures de Cétautomatix, le forgeron. Il y a aussi d'autres accessoires de la vie quotidienne, comme des flacons, des casques de bronze ou des outils de toutes sortes. Par ailleurs, certaines illustrations témoignent de la vie difficile des guerriers romains. De plus, on suit les étapes d'entraînement du soldat. Un autre module offre la possibilité de voir à l'oeuvre une bataille entre Romains et Gaulois.

Des pièces particulières

Parmi les plus belles pièces de l'exposition, on remarque notamment un autel dédié à la déesse Nehalennia qui date du IIe-IIIe siècle ou un fer de lance celtique. La plupart des objets proviennent d'ailleurs du Rijksmuseum van Oudheden de Leiden, mais aussi de la collection du Musée de la civilisation (comme certaines pièces de monnaie). Bien sûr, la visite se termine autour d'un énorme festin où il est possible de consulter les nombreuses bandes dessinées d'Astérix. Pour les amateurs d'anecdotes, on mentionne qu'en 1999 le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême a attribué son Grand Prix du millénaire à Uderzo et que les aventures du petit Gaulois ont été traduites en plus de 107 langues...

Plusieurs activités

Au chapitre des activités à suivre, tous les samedis et dimanches, un jeu questionnaire portant sur certains aspects du monde d'Astérix sera accessible à l'aide de cartes-questions. De plus, dès le 4 novembre, les groupes scolaires qui visiteront Astérix et les Romains pourront participer à des visites-ateliers de l'exposition, en compagnie d'un guide-animateur. Un moment de plaisir et d'éducation pour toute la famille. On parle déjà d'un succès populaire à Québec, cet automne.

ASTÉRIX ET LES ROMAINS

Une exposition du Rijksmuseum van Oudheden de Leiden

(Pays-Bas), adaptée par le Musée de la civilisation, 85, rue Dalhousie, Québec

Jusqu'au 2 janvier 2005