Triplé pour Pellan

La directrice du MAC, Paulette Gagnon, montre une toile d’Alfred Pellan intitulée Calme obscur (1944-1947), peinte à l’huile de silice et comprenant du mâchefer.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir La directrice du MAC, Paulette Gagnon, montre une toile d’Alfred Pellan intitulée Calme obscur (1944-1947), peinte à l’huile de silice et comprenant du mâchefer.

Trois musées québécois s’associent pour présenter la première exposition d’envergure consacrée à Alfred Pellan, rendue possible grâce aux centaines d’oeuvres et d’objets issus du legs consenti en 2010 par son épouse, feu Madeleine Poliseno-Pelland.


Le Musée d’art contemporain (MAC) et le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) prêteront tous deux au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) cinq oeuvres du peintre à l’imaginaire fantastique, en prévision de l’exposition à venir Alfred Pellan. Le grand atelier. À la collaboration de ces partenaires s’ajoute celle de plusieurs collectionneurs privés, dont Bernard Lamarre, qui a consenti à prêter quatre tableaux, dont Symphonie (1943).


En tout et partout, c’est plus de 30 tableaux, 150 oeuvres graphiques, collages, dessins, photos et archives inédites qui composeront cette exposition hétéroclite ouvrant toute grande la porte sur l’imagination foisonnante de l’artiste à la créativité débridée. « Le legs a apporté une toute nouvelle vague d’informations sur cet artiste. Nous disposons d’une documentation sur son oeuvre et sa vie comme il en existe peu sur des artistes du Québec », a expliqué mardi Line Ouellet, directrice du MNBAQ.


Ancré tant dans son univers créatif que dans des pans de sa vie intime, le parcours de l’exposition mettra en lumière les thèmes qui ont nourri l’oeuvre de Pellan, dont l’autoreprésentation, le bestiaire, les figures de la femme et de la mort, l’exploration plastique et le quotidien magnifié. « Nous allons nous éloigner du concept de la rétrospective. Le parcours s’inspire abondamment de l’esprit d’expérimentation qui est une de ses marques. Il y aura des espaces où les visiteurs pourront eux-mêmes se mettre en état de création », a ajouté Mme Ouellet.