La Biennale et le MAC signent un nouveau partenariat

La Biennale de Montréal (BNL MTL) et le Musée d’art contemporain (MAC) uniront leurs forces pour assurer la survie de l’événement international dédié aux arts visuels et médiatiques. Les termes de ce partenariat seront dévoilés mardi lors d’une conférence de presse.


Après la démission subite de la présidente de la Biennale, en février dernier, et la rupture survenue avec le Centre international d’art contemporain (CIAC), qui produisait l’événement depuis sa création en 1998, l’avenir s’annonçait plutôt incertain pour la BNL MTL. Couru jusque dans les années 1990, l’événement avait perdu de son mordant ces dernières années, certains acteurs du milieu le qualifiant même de « moribond ». Au cours des derniers mois, toutefois, il semblerait que les discussions engagées entre les conseils d’administration respectifs de la Biennale et du MAC aient accouché d’un nouveau partenariat qui mènera à la coproduction de l’événement par les deux parties, a appris Le Devoir. Les deux organismes s’investiront à parts égales dans la gestion et la programmation de ce grandrendez-vous de l’art actuel qui réunira aux deux ans artistes québécois, canadiens et internationaux.


La première conséquence de ce nouveau mariage serait la disparition de la Triennale d’art contemporain, événement tenu par le MAC qui avait remporté, notamment lors de la 2e édition en 2011, un certain succès, avec les projections de Rafael Lozano-Hemmer, sur la Place des Festivals. Les deux organismes concentreront désormais leurs efforts sur la tenue d’un seul événement biennal, mais à portée internationale.


Lors d’une entrevue accordée au Devoir début avril, une porte-parole de la BNL MTL avait indiqué que la survie de l’événement n’était pas menacée, et que la nomination d’un ou d’une nouvelle directrice se ferait au cours des prochaines semaines. Il semble que les commissaires déjà choisis, Peggy Gale et Gregory Burke, soient toujours sur les rangs.