Décès de Zao Wou-ki, peintre de l’écriture imaginaire


	Zao Wou-ki en 2003 à Paris
Photo: Agence France-Presse (photo) François Guillot
Zao Wou-ki en 2003 à Paris

Le peintre franco-chinois Zao Wou-ki est décédé le 9 avril à Nyon, en Suisse, à l’âge de 93 ans, laissant derrière lui une œuvre marquée par le mouvement et les gestes calligraphiques évoquant son pays d’origine.

Descendant direct d’une ancienne dynastie chinoise, dont la lignée a produit plusieurs grands peintres, Zao Wou-Ki, fils de banquier, s’était installé à Paris en 1947, attiré par le mouvement des impressionnistes. Il y côtoiera Jean-Paul Riopelle, Nicolas de Stael, Joan Miró et Henri Michaux.

Sa peinture, d’abord figurative, se fera plus abstraite et lyrique, ponctuée de nuées de couleurs rappelant des pays imaginaires. « Je veux peindre ce qui ne se voit pas », disait ce maître de l’abstraction lyrique, dont le style échappait aux mouvements de l’heure.

Reçu officier de la Légion d’honneur par Jacques Chirac en 2006, l’artiste souffrait alors déjà de la maladie d’Alzheimer. Exposé pour la première fois en Chine en 1983, Zao Wou-ki a fait ces dernières années l’objet de plusieurs rétrospectives, notamment à Paris, à Madrid et à Hong Kong. Ses tableaux étaient courus sur le marché de l’art, où l’une de ses toiles a été vendue pour la somme record de 5,8 millions d’euros en 2008.

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