La Biennale de Montréal va de l’avant, malgré tout

Les cocommissaires Peggy Gale et Gregory Burke
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Les cocommissaires Peggy Gale et Gregory Burke

La Biennale de Montréal (BNL MTL) maintient le cap de l’automne 2013 pour sa huitième mouture sur le thème L’avenir/Looking Forward. Le départ abrupt de la directrice générale et artistique Nicole Gingras, arrivée pourtant seulement six mois plus tôt, n’affectera pas la tenue de l’événement, prévue en septembre.


« La Biennale fera une conférence de presse mi-avril pour annoncer sa programmation », indique Sophie Lecathelinais, qui assure l’intérim de la gestion administrative jusqu’à la désignation d’un nouveau directeur (ou d’une nouvelle directrice) artistique. « La Biennale se porte bien. »


C’est aussi vers le 15 avril que le concours pour pourvoir au poste de direction sera affiché sur le site Web de BNL MTL, qui a toutefois déjà envisagé certaines candidatures possibles.


D’ici quelques jours, l’organisme formera une entité juridiquement distincte du Centre international d’art contemporain (CIAC), qui pilotait la BNL MTL, sous l’égide de Claude Gosselin, depuis sa fondation en 1998. C’est ce nouveau conseil d’administration qui désignera le remplaçant (ou la remplaçante) de Mme Gingras. Cette transition s’effectue plutôt sous le signe de la continuité alors que l’actuel président du CIAC, Cédric Bisson, lorgne la présidence de BNL MTL. Nick Tedeschi, trésorier du conseil d’administration du CIAC, entend également faire le saut.


Le thème de cette BNL MTL 2013, L’avenir/Looking Forward, avait été annoncé en même temps que la nomination de Mme Gingras, en août dernier, et que le choix des cocommissaires : Peggy Gale et Gregory Burke. Un thème qui avait une triste résonnance lors de la démission subite de Mme Gingras, en février.


Fondée et dirigée par Claude Gosselin, la BNL MTL avait du mal à projeter une identité forte depuis plusieurs années. Plusieurs acteurs du milieu la « croyaient moribonde, peut-être morte », selon les mots du directeur de la revue Vie des arts, Bernard Lévy. L’arrivée de Mme Gingras, sans annoncer une profonde mutation, ralliait le milieu et promettait de beaux lendemains. Espoirs que seule une succession rapide et judicieuse maintiendra.

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