Musée québécois de culture populaire - Le Québec tel qu’il fut

Thierry Haroun Collaboration spéciale
Plusieurs artefacts témoignant de la vie agricole sont exposés à Trois-Rivières.
Photo: Source Musée québécois de culture populaire Plusieurs artefacts témoignant de la vie agricole sont exposés à Trois-Rivières.

Ce texte fait partie du cahier spécial Musées - Collections pour tous

Le Musée québécois de culture populaire, situé à Trois-Rivières, possède une collection d’objets à caractère ethnologique qui témoigne de la vie quotidienne des Québécois sur près de 200 ans.

 

Guy Coutu est l’archiviste des collections de ce musée qui autrefois s’appelait le Musée des arts et traditions populaires du Québec. « Plus de 300 donateurs ont contribué à ce jour à notre collection, qui compte plus de 80 000 objets », dit-il. Ces donateurs sont de Trois-Rivières, bien sûr, et de la région de la Maurice, mais aussi de partout au Québec. « En fait, nous n’avons jamais fait de répartition géographique des donateurs », admet M. Coutu. Qu’importe, cette collection couvre principalement une période qui s’étend du début du XIXe siècle jusqu’au milieu du siècle suivant.

 

Vie quotidienne


Que raconte-t-elle ? « Elle raconte le mode de vie traditionnel au Québec pendant cette période. Notre collection décrit vraiment tous les aspects de ce mode de vie. Mais je vous dirais qu’il y a des volets qui se démarquent ; je pense à celui qui est consacré à l’outillage et aux métiers traditionnels. Ce volet témoigne de la vie agricole et des gens qui travaillaient le bois et le métal. Nous avons toutes les catégories de pièces liées à la vie domestique et donc au travail des femmes : accessoires de cuisine, objets servant à la fabrication de vêtements, au tissage, etc. Il y a aussi des accessoires de maison, comme des horloges, des balances, du mobilier et des objets personnels, tels des bottes, des souliers, des médailles », décline M. Coutu.


Nul besoin de préciser ici que les objets à caractère religieux font également partie de cette collection, qui est en constante mutation et qui s’enrichit avec le temps.


« On fait attention à ce qu’on acquiert. On accepte des pièces nouvelles, différentes et originales qui ont un potentiel d’utilisation pour nos expositions », fait valoir Guy Coutu, dont le musée jouxte l’ancienne prison de Trois-Rivières, classée monument historique.


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