Carrefour des générations

L’artiste Francis Montillaud dévoilait mardi le concept de sa sculpture, qui occupera l’édicule du centre de l’ancienne station-service conçue par l’architecte Ludwig Mies van der Rohe.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir L’artiste Francis Montillaud dévoilait mardi le concept de sa sculpture, qui occupera l’édicule du centre de l’ancienne station-service conçue par l’architecte Ludwig Mies van der Rohe.

Une nouvelle oeuvre d’art public s’inscrira dans la structure de l’édifice La Station de L’Île-des-Soeurs, transformé en Maison des générations en 2011. L’artiste Francis Montillaud dévoilait mardi le concept de sa sculpture, qui occupera l’un des édicules de l’ancienne station-service conçue par l’architecte Ludwig Mies van der Rohe.

Intitulée Carrefour, l’oeuvre cherche à saisir l’esprit du lieu destiné à la rencontre entre les jeunes et les aînés, en faisant appel à la participation des citoyens pour sa réalisation. Elle se composera de cinq bustes de bronze moulés sur deux adolescents et trois citoyens de 50 ans et plus qui fréquentent le centre intergénérationnel. Son inauguration est prévue pour juillet.


D’ici là, François Montillaud mènera des entrevues « muettes » avec des volontaires afin de mettre à l’épreuve de la matière certaines expressions faciales. Son travail d’artiste, exposé dans plusieurs centres d’artistes et événements comme Paysages éphémères ou Art souterrain, oscille entre installations, sculptures et vidéo. Il y met souvent en scène des figures humaines sous un jour humoristique ou carrément bizarre.


Construite en 1967-1968, la station Esso de Mies van der Rohe, pur concentré de modernisme, est composée de trois volumes de verre soutenus par une structure d’acier. Classée monument historique en 2009, elle a été convertie par Éric Gauthier, de la firme Les Architectes FABG. C’est le petit volume central, accessible au public en tout temps, qui deviendra l’écrin de l’oeuvre.


« On aura l’impression qu’il y a quelqu’un dedans, comme une sorte de veilleur de nuit », a décrit au Devoir Francyne Lord, du Bureau d’art public de Montréal, qui pilote le projet. Elle était accompagnée des élues Élaine Ayotte, responsable de la culture, du patrimoine et du design au comité exécutif de la Ville, et Ginette Marotte, mairesse de l’arrondissement de Verdun.


Comme la conversion de La Station a profité de sommes publiques, elle est donc soumise à la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments et sites gouvernementaux. L’artiste dispose d’un budget de réalisation de 59 212 $.

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