HB consacre ses pages toutes neuves au dessin actuel

La couverture du premier numéro intrigue par la présentation superposée de tous les dessins de son contenu.
Photo: La couverture du premier numéro intrigue par la présentation superposée de tous les dessins de son contenu.

Une nouvelle venue dans le domaine des revues sera lancée mercredi à la librairie spécialisée Formats, sise au 2-22, Sainte-Catherine. Baptisée HB, la publication qui a pour logo une gomme à effacer se consacre exclusivement à la pratique du dessin, dans ses déclinaisons les plus diverses et actuelles.

Pour les instigateurs du projet, la coordonnatrice à la programmation du centre Articule Julie Tremble et Jonathan Demers, directeur à Axenéo7, un tel objet graphique manquait à la scène locale des arts visuels. « L’idée est venue en feuilletant la revue Fukt [publiée à Berlin], évoque Julie Tremble. “Comment se fait-il qu’on n’a rien du genre au Québec”, se disait-on ? On s’est mis à penser à tous les artistes qui font du dessin et dont le travail n’est pas vraiment diffusé. [...] On s’est dit qu’il fallait créer une plateforme pour pouvoir les montrer. »


Le duo s’est alors adjoint la collaboration de partenaires du milieu, soit la Galerie Joyce Yahouda, le centre Clark, Arprim (Montréal) et la Galerie Saw (Ottawa). « Pour la production, chaque organisme a suggéré des artistes, on a ensuite fait la sélection de dessins et choisi ensemble la séquence », explique Mme Tremble. « Il y avait au départ 70 artistes, ajoute Jonathan Demers. Il y en a plusieurs que je ne connaissais pas que les collègues ont proposés. »


Dessins seulement


Si la revue, comme le démontre son premier numéro avec les noms d’Elmyna Bouchard et d’Adrian Norvid, ouvre ses pages à des oeuvres ayant déjà été exposées ou à des pratiques plus établies, elle fait également place à du travail moins visible, comme dans les cas de Kim Kielhofner et de Michelle Furlong. Les dessins se laissent découvrir au fil des pages dénuées de textes dans l’optique de laisser libre cours aux images. Seules une courte introduction et des notices biographiques - en anglais, en français et en espagnol -, ainsi que la fiche technique des dessins complètent la revue, qui sera publiée deux fois par année.


Les idées et le matériel ne manquent d’ailleurs pas pour les numéros à venir. Le contenu du deuxième numéro est déjà déterminé et promet d’être plus sombre, davantage à saveur politique.


D’autres pistes fleurissent également à l’horizon. « On aimerait ça, précise Julie Tremble, faire un numéro avec des pratiques du dessin qui ne sont pas sur papier, par exemple du tatouage. On a pensé aussi à un numéro plus proche de l’animation. […] On souhaite que la production de la revue reste créative, loin de la formule. »


HB comme Brooklyn


La revue HB s’est déjà fait remarquer à Brooklyn, où elle a été lancée plus tôt en janvier dans le cadre de l’événement Brooklyn/Montréal ; deux librairies new-yorkaises la vendent. Au coût chez nous de 12 $, la revue, dont la couverture du premier numéro intrigue par la présentation superposée de tous les dessins de son contenu, est destinée à un large public, l’accessibilité sur tous les plans ayant été le maître mot des concepteurs pour ce projet.


Le lancement aura lieu à 17 h, le mercredi 6 février à la Librairie Formats située au 2, rue Sainte-Catherine Est à Montréal. revue-hb.org


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Collaboratrice