Cinq toiles de maître ont été volées dans un musée à Paris

«La femme à l'éventail» de Modigliani, l'un des tableaux volés
Photo: La Presse canadienne (photo) Bridgeman Art Library «La femme à l'éventail» de Modigliani, l'un des tableaux volés

Cinq toiles de maître, d’une valeur de plusieurs dizaines de millions de dollars, ont été volées au Musée national d’art moderne de la ville de Paris dans le XVIe arrondissement. Un dysfonctionnement du système d’alarme avait été identifié fin mars dans une partie des salles du musée, selon la mairie de Paris.

Ce vol par effraction a été constaté lors d’une ronde vers 6h50, a-t-on appris aujourd’hui de source proche de l’enquête. Parmi les tableaux dérobés lors de ce vol par effraction figurent un Picasso, un Matisse, un Braque, un Modigliani et un Fernand Léger dont la valeur se chiffre en millions de dollars.

Selon le parquet de Paris, le préjudice pourrait atteindre autour de 90 millions d’euros (119 millions $ CAN).

De même source, on précise qu’un cambrioleur cagoulé apparaît sur les images des caméras de surveillance. Il s’est introduit dans la nuit dans le musée en brisant une vitre et en coupant le cadenas d’une grille. Le système d’alarme n’a pas fonctionné, toujours selon le parquet, qui évoquait «une défaillance» de ce dispositif.

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a précisé dans un communiqué qu’«un dysfonctionnement partiel du système d’alarme volumétrique» avait été «identifié dans une partie des salles du musée», le 30 mars dernier. Alertée par le musée «le jour même», la société prestataire était «intervenue dans les 24 heures mais sa demande de matériel de remplacement, adressée à son fournisseur, n’était toujours pas satisfaite», reconnaît-il.

«En revanche, le dispositif vidéo était en parfait état de marche et diffusait des images en temps réel au PC de sécurité du lieu, où trois agents sont mobilisés chaque nuit», souligne le maire de Paris, qui souhaite «qu’une enquête administrative soit lancée sans délai».

Rappelant que 20 millions $ ont été investis pour les travaux de mise aux normes (anti-incendie, anti-intrusion) de ce musée, fermé entre 2004 et 2006, le maire a «saisi l’Inspection générale de la Ville» afin de «vérifier si d’éventuelles carences techniques ou humaines ont contribué à rendre possible cette effraction».

Plus tôt dans la journée, Christophe Girard, adjoint du maire de Paris en charge de la culture, avait estimé la valeur des tableaux à «un peu moins de 100 millions d’euros (130 millions $ CAN)». «Les plus chers sont un tableau de Picasso dont la valeur s’élève à 23 millions (30 millions $) et un Matisse qui s’élève à 15 millions (19,4 millions $ CAN)», a-t-il dit à la presse devant le palais de Tokyo.

Les tableaux disparus sont Le pigeon aux petits pois de Pablo Picasso, La pastorale de Henri Matisse, L’olivier près de l’Estaque de Georges Braque, La femme à l’éventail d’Amédéo Modigliani, et Nature morte aux chandeliers de Fernand Léger, selon une source proche de l’enquête. La Brigade de répression du banditisme a été chargée de l’enquête.