Exposition - Nuit blanche sous terre

Michel Labrecque, p.-d.g. de Montréal en lumière, Frédéric Loury, fondateur et commissaire d’Art souterrain et Pascal Lefebvre, directeur de Nuit blanche, ont parlé avec enthousiasme de l’exposition Art souterrain, qui aura lieu le 28 février d
Photo: Jacques Grenier Michel Labrecque, p.-d.g. de Montréal en lumière, Frédéric Loury, fondateur et commissaire d’Art souterrain et Pascal Lefebvre, directeur de Nuit blanche, ont parlé avec enthousiasme de l’exposition Art souterrain, qui aura lieu le 28 février d

La programmation de la sixième Nuit blanche ne sera dévoilée que la semaine prochaine, mais déjà, hier, on en révélait une de ses parties, l'exposition Art souterrain. Avec ses 80 artistes dispersés dans le vaste réseau piétonnier dans les sous-sols de Montréal, la manifestation sera une des grandes nouveautés pour les nombreux noctambules attendus le 28 février.

Le parcours, qui reliera dix des principaux lieux du centre-ville (du Palais des congrès au complexe Les Ailes), sera significatif de la diversité en art contemporain. Photos, vidéos, installations et performances sont au menu, et chacun des 80 arrêts aura son médiateur, bénévole, prêt à expliquer l'oeuvre et la démarche de l'artiste.

Parmi les choses à ne pas rater figurent l'ambiance sonore de Nelly-Ève Rajotte, étoile montante en arts médiatiques, le travail autour du cirque de Wayne Schoenfield ou une grande projection vidéo du collectif Moment Factory, à la Gare centrale.

Pour Frédéric Loury, directeur de la galerie SAS et instigateur de cette exposition inédite, il s'agit de promouvoir les arts visuels, et pas seulement la peinture à laquelle souvent s'arrêtent la plupart des gens. Aussi, à long terme, un des objectifs est de «transformer la vie souterraine de Montréal», selon ce qu'il disait dans une conférence de presse à laquelle assistaient le maire de l'arrondissement Ville-Marie (Benoît Labonté) et Catherine Sévigny, la nouvelle responsable de la culture dans l'administration Tremblay.

Art souterrain, qui est également le nom d'un nouvel ONBL, ne se limitera pas à exposer lors de la Nuit blanche. Frédéric Loury rêve de le faire toute l'année, y compris dans le métro. L'argent, nerf de la guerre, viendra avec les efforts, croit celui qui a réduit son premier budget, de 160 000 à 35 000 $.

«On sait déjà que 25 % des projets vont rester quatre semaines, dit-il. La Place Ville-Marie, le Centre de commerce mondial et le Centre Eaton ont donné leur accord. Mais on veut mettre en place des expos toute l'année.»

Frédéric Loury cherchera des partenaires naturels, tels la Biennale de Montréal ou le Mois de la photo. Il a aussi dans sa mire la Société de transport de Montréal, bien qu'aucune démarche n'ait encore été entreprise, outre la présence du métro Square-Victoria dans cette première version d'Art souterrain. Mais il demeure optimiste, d'autant que Michel Labrecque, p.-d.g. de Montréal en lumière, vient d'être nommé président de la STM.

«Ça fait une heure que je suis en poste, dit celui-ci, je ne peux donc rien avancer. Mais j'aime beaucoup l'idée que les gens s'enfargent avec l'art.»

Collaborateur du Devoir

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